Comment pousser à l'égalité des genres, sur le terrain comme en dehors

Lorsque des hommes veulent participer à un programme organisé par un CNO à l’intention des jeunes filles et des femmes, c'est le signe que nous progressons dans le domaine de l'égalité des genres. Cette situation s'est produite en Mongolie.

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© NOC Mongolia

Lors d’un atelier adressé à des femmes et des jeunes filles athlètes de l'enseignement primaire et secondaire, deux des athlètes masculins de lutte libre les plus acclamés du pays ont fait une apparition juste avant l’allocution d’ouverture : Tumur-Ochir Tulga, médaillé de bronze aux Championnats du monde 2021 dans la catégorie des moins de 65 kilos et titulaire d’une bourse de la Solidarité Olympique pour Tokyo 2020, et Munkhturin Lkhagvagerei, qui a non seulement fini cinquième à Tokyo 2020 dans la catégorie des moins de 125 kilos, mais a aussi été porte-drapeau de la Mongolie lors de la cérémonie de clôture.

Après avoir été chaleureusement accueillis, ils ont posé une question simple : pourquoi un événement aussi important était-il réservé aux femmes ? L’explication est tout aussi simple : il faisait partie d’une série d’événements organisés sur un mois par le CNO, avec le soutien de son association continentale, le Conseil olympique d'Asie, pour faire la promotion du potentiel et des promesses de l’égalité des genres, sur le terrain comme en dehors.

La Mongolie a envoyé 43 athlètes aux Jeux de Tokyo 2020 : 18 hommes et 25 femmes. Parmi elles, on note la première participation mongole à un sport d’équipe, avec son équipe féminine de basket-ball 3x3, venue se mesurer aux sept autres pays qualifiés pour Tokyo.

Comme l’explique Bayartuya Bayarsaikhan, responsable des relations internationales du CNO, ce programme a offert « une excellente opportunité de mettre en œuvre notre planification stratégique ».

Tout d’abord : un séminaire d'une journée sur le leadership et le management, adressé à 20 femmes, âgées de 25 à 55 ans, et relevant de 11 Fédérations nationales différentes. Une enquête réalisée en amont de la réunion a déterminé que 40 pour cent d’entre elles n’avaient jamais suivi de formation de ce type.

Ensuite : un autre séminaire d'une journée, se concentrant cette fois sur la planification de la carrière, reconversion comprise, auquel ont participé 25 athlètes, âgés de 18 à 27 ans, dont certains olympiens, et évoluant dans huit sports différents. L’objectif : élaborer un plan de carrière audacieux, que ce soit pendant leur carrière sportive ou après leur retraite du sport de haut niveau.

Enfin : un événement totalement inédit, intitulé « Vous pouvez être le prochain olympien ou la prochaine olympienne » organisé durant cinq jours dans cinq districts de la capitale, Oulan-Bator. Il a permis d’entrer directement en contact de 380 écoliers âgés de 12 à 18 ans et, par le biais des pages du CNO sur les réseaux sociaux, d’être vu par 206 000 personnes, avec 895 likes, 263 commentaires et 537 partages.

Les objectifs : encourager les filles et les jeunes femmes à « croire en elles-mêmes » et « stimuler leur intérêt pour les activités physiques et le sport. » Plusieurs fédérations olympiques y ont participé : tir, danse sportive, boxe, lutte, tir à l’arc et basket-ball.

L’atelier a également accueilli des athlètes de renom : Les quatre joueuses de l'équipe de basket-ball 3x3. Les lutteuses Bat-Ochiryn Bolortuyaa, médaillée de bronze de Tokyo en lutte libre dans la catégorie des moins de 53 kilos, et Soronzonbold Battsetseg, titulaire d’une bourse de la Solidarité Olympique pour Londres 2012 et Rio 2016, et dont la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 63 kilos à Londres 2012 a été la première médaille olympique de la Mongolie en lutte libre depuis les Jeux Olympiques de Moscou en 1980.

Mais aussi : Otryadyn Gundegmaa, tireuse également titulaire d’une bourse de la Solidarité Olympique pour Beijing 2008, London 2012 et Tokyo 2020 et ayant participé pour la septième fois aux Jeux lors de l’édition de Tokyo ; médaillée d’argent aux Jeux de Beijing 2008, elle a également été porte-drapeau de la Mongolie lors de la cérémonie de clôture d'Athènes 2004.

Lors de cet événement, Otryadyn Gundegmaa avait apporté son fusil et a autorisé les étudiantes à le toucher. « Toutes étaient tellement excitées et intéressées » a déclaré Bayartuya Bayarsaikhan.

Mais le mois ne s’est pas arrêté là. Le comité des femmes dans le sport du CNO mongol a également créé une vidéo mettant en scène 20 Olympiennes et athlètes relevant de huit Fédérations nationales dans le but de sensibiliser aux changements climatiques. Par le biais des pages du CNO sur les réseaux sociaux, elle a permis d’impliquer près de 7 000 personnes.

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