Bains glacés, travail sur le mental et analyse vidéo, entre autres activités d'un camp de surf : le programme « a fait de moi une nouvelle personne »

Programme de développement de la jeunesse d’El Salvador

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© ISA - Happy campers at the Puro Surf academy: doing their part to create “a better world through surfing”

En termes de jargon, d'ambiance, et de tout le reste, le surf ne ressemble à aucun autre sport olympique.

Voici ce que l’on pouvait retrouver comme informations pour présenter le Programme continental de développement de la jeunesse de l’Association internationale de surf (ISA), qui s’est tenu pendant quatre jours au mois de mai 2022, au Salvador, à El Sunzal, célèbre pour ses vagues :

Break : El Zonte. Température de l’eau : 29 °C en moyenne. Type de vagues : point break droite et beach break A-frame. Fond : sable et roche. Meilleure direction de la houle : sud ou sud-ouest. Et, bien sûr, un lien vers l’indispensable rapport surfline.com, qui indique en direct les conditions et les prévisions météorologiques. 

Tous ces éléments s’inscrivent dans le cadre d’un plan stratégique de développement régional sur trois ans visant à soutenir les jeunes athlètes et entraîneurs des pays en développement. Un exemple concret de la manière dont la Solidarité Olympique travaille en partenariat avec les FI pour tisser des liens entre les CNO de plus petite taille et soutenir la prochaine génération. 

Le programme « a fait de moi une nouvelle personne », a déclaré Aiden Albada, jeune surfeur de 14 ans originaire de Trinité-et-Tobago, avant d’ajouter : « Au début, j’étais un peu nerveux. Je ne parle pas bien espagnol donc je ne savais pas comment j’allais faire pour parler avec les autres jeunes. Au final, on baragouinait un mélange d’anglais et d’espagnol et on parlait avec les mains, et on se comprenait très bien comme ça. »

« Les nombreuses activités du programme, à savoir beaucoup de surf, des cours et autres activités comme des bains glacés, en ont fait une expérience formidable pour moi. »

Le président de l’ISA, Fernando Aguerre, a déclaré : « C’est en partie de cette manière que nous nous efforçons de bâtir un monde meilleur à travers le surf. »

À propos des surfeurs et du surf :

Depuis l’espace, notre globe n’est-il pas presque entièrement bleu ? Et les océans, bien évidemment, sont perpétuellement en mouvement. Voyons maintenant une notion physique de base : qu’est-ce qu’une vague ? De l’énergie, n’est-ce pas ? Comment utiliser cette énergie, l’énergie naturelle qui nous entoure ? Si vous pratiquez le surf, la réponse coule de source. Il faut surfer sur la vague. C’est comme ça qu’on utilise cette énergie.

Dans cette démarche, douze jeunes venus de six pays d’Amérique du Sud (Uruguay, Venezuela, Panama, Équateur, Salvador et Trinité-et-Tobago), un garçon et une fille pour chacun d’entre eux, ont été rassemblés pour intégrer ce programme, accompagnés par six entraîneurs. 

Pour mener à bien ce programme, l'ISA a détaché deux entraîneurs experts, le Costaricain Gustavo Corrales et le Salvadorien Marcelo Castellanos. Marcelo Castellanos a entraîné deux surfeuses olympiques, la Portugaise Teresa Bonvalot et la Costaricaine Leilani McGonagle.

Deux athlètes professionnels et ambassadeurs du surf, Bryan Perez, lui aussi du Salvador, et la Péruvienne Sofia Mulánovich, ont également été sollicités dans le cadre du programme. Selon Fernando Aguerre : « Surfer avec une championne du monde comme Sofia Mulánovich, et être encadré par une personne de cette envergure, n’est pas une occasion qui se présente tous les jours. En tant qu’olympienne et première surfeuse latino-américaine à participer aux Mondiaux, Sofia a apporté au programme une contribution incroyable et lui a donné une valeur inestimable.

La colonie était établie au centre Puro Surf, qui se concentre sur quatre plans – le corps, l’esprit, la technique et la tactique – et dont l’un des éléments clés était, en langage surf, d’essayer de « maximiser les compétences » des 12 jeunes surfeurs dans la perspective de l’édition 2022 des Championnats du monde juniors de l’ISA. 

L’accent a donc été mis sur leur potentiel en termes de score, l’analyse des sites, le mental, la gestion du temps et l’analyse vidéo, pour ne citer que ces exemples. Les journées commençaient à 6h du matin. Extinction des feux à 8h du soir. Tous les après-midi : compétition de surf et arbitrage. 

« Nous avons appris des techniques de respiration, à élaborer une stratégie et à être reconnaissants de ce que nous avons », a déclaré la surfeuse vénézuélienne de 13 ans Kellyani Flores.

En leur dispensant des cours centrés sur la gratitude et le respect, nous savons que ces jeunes sont ressortis du programme en étant non seulement de meilleurs surfeurs, mais aussi de meilleures personnes », a affirmé Gustavo Corrales.

Évoquant cette première édition, Fernando Aguerre a ajouté : « nous espérons qu’il encouragera les futurs olympiens à représenter leurs pays de la plus belle des manières à travers le surf.  Nous savons qu'il contribue à nouer des amitiés et à forger le caractère, mais aussi à faire grandir notre amour pour nos chers océans. »