L'héritage olympique en images : comprendre le cycle de vie des sites olympiques

Le débat public à propos des sites olympiques est souvent influencé par des images montrant ces lieux en mauvais état. Dans certains cas, ces représentations s'appuient sur des informations obsolètes ou ne sont pas replacées dans leur contexte. Pour bien saisir la notion d'héritage à long terme, il est utile d'examiner des données vérifiées concernant l'utilisation des sites après les Jeux. Aujourd'hui, le CIO encourage les villes hôtes à privilégier les infrastructures existantes ou temporaires et à ne construire de nouveaux sites permanents qu’à la condition qu’ils répondent à des besoins communautaires clairs et inscrits dans la durée.

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Ce qu'il faut retenir

  • Le débat public à propos des sites olympiques s'appuie souvent sur des images largement diffusées d'un petit nombre de sites, prises au cours de délicates périodes de transition ou à un stade avancé du cycle de vie des installations.
  • Le rapport du CIO intitulé “Over 125 years of Olympic venues: post-Games use (Plus de 125 ans de sites olympiques : utilisation après les Jeux)” passe en revue 982 sites utilisés lors de 53 éditions des Jeux. Il en ressort que 86 % de l'ensemble des sites olympiques permanents utilisés et 94 % de toutes les infrastructures construites au XXIe siècle pour les Jeux sont toujours en service aujourd'hui.
  • Le sort réservé aux sites après les Jeux varie : beaucoup continuent d'être utilisés, certains sont réaménagés et un petit nombre ferme en raison de projets de réaménagement, de litiges ou de difficultés de gestion à long terme.
  • Les éditions ci-après comptent parmi celles qui sont le plus souvent citées dans les débats sur la question de l’héritage olympique : Berlin 1936, Sarajevo 1984, Athènes 2004, Beijing 2008 et Rio 2016.

Le rapport sur les sites du CIO, récemment mis à jour, montre comment les sites olympiques continuent d’être utilisés après les Jeux – dans les domaines du sport, de la culture et de la vie communautaire – et comment l’héritage des sites peut varier d’une ville hôte à l’autre. Les sections ci-dessous s'appuient sur ces données pour replacer dans leur contexte plusieurs éditions et sites qui font souvent l'objet d'interprétations erronées dans les débats sur la question de l’héritage olympique.

“L’héritage d’un site se définit rarement par une seule photo ou un seul instant”, a déclaré Arram Kim, responsable de l’héritage au CIO. “D'une édition des Jeux Olympiques à l'autre, la plupart des sites continuent d’être au service de leurs communautés bien après la fin des Jeux, en accueillant des manifestations sportives, des événements et des activités publiques."

Berlin 1936 : des sites de compétition toujours en service près de 90 ans plus tard

Près de 90 ans après Berlin 1936, le bilan post-olympique reflète à la fois une continuité sur le long terme et les réalités de l'histoire.  Au fil des décennies, plusieurs sites ont été concernés par des projets de réaménagement et l'évolution des besoins de la ville.  Parallèlement, une grande partie des sites qui ont accueilli les compétitions font toujours partie du paysage berlinois. 

Certaines des images les plus souvent associées aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936 montrent l'ancien village olympique d'Elstal, notamment la piscine couverte et le gymnase, qui servaient de centres d'entraînement.

L’ancienne piscine couverte du village olympique de Berlin 1936 à Elstal, autrefois utilisée comme centre d’entraînement.

© Getty Images

Après la Seconde Guerre mondiale, le village a servi à héberger des soldats soviétiques et leurs familles, avant d'être abandonné.  Un grave incendie a détruit la piscine couverte en 1993.  Le site est désormais classé au patrimoine ; certaines parties ont été rénovées et ouvertes au public.  Depuis 2017, la Maison des Nations – à l’emplacement de l'ancienne cantine et du centre communautaire des athlètes – a été rénovée et transformée ; 117 appartements sont désormais occupés en location.  De nouvelles maisons, construites autour de ce site, ont été conçues dans le style architectural du village olympique d'origine ; de nouvelles constructions sont prévues à l'avenir.

Berlin 1936 Olympic Village Berlin 1936 Olympic Village today

En ce qui concerne les sites de compétition, 20 sites ont été utilisés pour les Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Quatorze d'entre eux sont encore utilisés aujourd'hui et accueillent des activités, entre grandes compétitions et entraînement de haut niveau de même que sport amateur et manifestations culturelles. 

Le stade olympique de Berlin reste un lieu incontournable pour le football, l'athlétisme et des événements de grande envergure.  Au sein du vaste parc olympique, des sites tels que le stade olympique de natation, le May Field et le stade de hockey sont toujours en service, tandis que la Waldbühne a été réaménagée pour devenir l'un des principaux lieux de spectacles en plein air.

Un autre site de compétition de 1936 et encore en usage est le Gymnasium et la salle de la coupole (Haus des Deutschen Sports), qui a récemment été rénové et sert désormais de centre fédéral d'entraînement pour la gymnastique rythmique ainsi que de lieu de compétitions, notamment pour le tournoi international annuel d'escrime "Weißer Bär".

Berlin 1936 Olympic Village Berlin 1936 Olympic Village today - Alamy
Berlin Waldbuehne Berlin Waldbuehne - Getty Images

Au fil des décennies, certains sites n'ont pas survécu.  Le Polizeistadion a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La Deutschlandhalle, endommagée pendant la guerre puis fermée à plusieurs reprises pour des travaux de rénovation, a été démolie en 2011.  Les anciens stands de tir de Ruhleben ne sont plus utilisés pour les compétitions. Le site a été transformé en espace de loisirs en 2007.  L'ancien terrain d'entraînement de Döberitz, qui servait autrefois à la discipline du cross-country équestre, est aujourd'hui une réserve naturelle.

Sarajevo 1984 : une résilience forgée par la guerre, la restauration et la réutilisation

L'héritage olympique de Sarajevo est celui de la résilience.  Bon nombre de ses sites olympiques ont été directement touchés par la guerre de Bosnie (1992-1995). Pour autant, une grande partie des infrastructures des Jeux a été reconstruite, restaurée et remise à la disposition de la population et des sportifs au cours des décennies qui ont suivi.  

Certaines des images les plus souvent partagées des Jeux de Sarajevo de 1984 montrent des lieux qui ont été fortement touchés par le conflit ou qui ne sont plus utilisés pour leur vocation initiale de sports d'hiver.  L'hôtel Igman, un site hors compétition qui avait accueilli les médias et les athlètes en 1984, a été bombardé pendant la guerre. Il n’en reste que des ruines.

L’hôtel Igman, près du mont Igman, un site hors compétition de Sarajevo 1984.

© Srdjan Stevanovic/Starsportphoto

Les tremplins de ski d'Igman ne sont plus utilisés en raison des dégâts subis pendant la guerre, mais les environs ont été réaménagés pour les familles, avec notamment une petite piste pour débutants, une remontée mécanique et une aire de jeux, très fréquentée tout au long de l'année.

© Alessandro Pires De Souza, Dreamstime.com / The Igman Malo Polje recreation area during summer.

Dans l'ensemble de la zone olympique au sens large, six des huit sites de compétition sont encore utilisés aujourd’hui pour accueillir des manifestations sportives et des activités de loisirs de plein air tout au long de l’année.  Bjelašnica et Jahorina continuent de fonctionner comme stations de ski tandis que l'accès au mont Trebević s'est amélioré grâce à la réouverture du téléphérique en 2018, ce qui favorise la randonnée, le cyclisme et le tourisme dans la région.

Sur le mont Trebević, la piste de bobsleigh et de luge n'est toujours pas homologuée pour les compétitions officielles. Elle est cependant devenue un lieu emblématique et sert à des activités telles que le cyclisme extrême et l'entraînement à la luge en période estivale.

Parallèlement, des travaux de remise en état ont permis de remettre en service des installations essentielles.  Plusieurs sites ont été reconstruits ou modernisés grâce au soutien du CIO, d'anciennes villes hôtes des Jeux Olympiques et des autorités locales. Le complexe Zetra, reconstruit après avoir été gravement endommagé, est désormais un centre polyvalent.

Zetra - MARTIN I AMOROS, Ismael Berlin Waldbuehne - Getty Images

La salle olympique de Zetra accueille les équipes nationales dans de nombreuses disciplines sportives. Elle est utilisée pour de nombreuses activités par la communauté locale et reçoit de grands événements. Elle abrite également le Comité National Olympique de Bosnie-Herzégovine ainsi que la Fondation pour l'héritage olympique ZOI'84. Le stade de Koševo, où s’est déroulée la cérémonie d'ouverture en 1984, continue d'accueillir des matchs de football et des compétitions d'athlétisme.

L'identité olympique de Sarajevo a également continué à s'épanouir à travers le sport et la culture.  En 2019, Sarajevo et Sarajevo-Est ont accueilli le Festival olympique d’hiver de la jeunesse européenne, plusieurs sites datant de 1984 ayant été rénovés et réutilisés à cette occasion pour les compétitions a été rebâti après la guerre, le village olympique de Mojmilo est aujourd’hui entièrement occupé. Quant au musée olympique, il a été restauré et a rouvert ses portes en 2020.

Athènes 2004 : un héritage façonné par un réaménagement sur le long terme

L'organisation des Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 a été mise à profit pour accélérer la mise en œuvre d'améliorations majeures en matière d'urbanisme, notamment la rénovation du centre historique d'Athènes et l'extension de son réseau de transports. La ville d'Athènes est désormais mieux reliée aux communes environnantes grâce à la construction de deux nouvelles lignes du métro d'Athènes.  D'autres lignes de métro ont été prolongées pour desservir la proche banlieue de la capitale grecque. De nouveaux terminaux d'autobus ont été créés à proximité des stations de métro, réduisant ainsi les embouteillages.

© IOC/François Richard

À l'heure actuelle, 67 % des sites olympiques d'Athènes 2004 sont toujours utilisés ; les autres sont hors service du fait de problèmes d'urbanisme et de gestion.  Même si ce chiffre est le plus bas de toutes les éditions des Jeux Olympiques d'été organisées depuis les années 1950, les 21 sites qui sont toujours en service sont utilisés à des fins diverses. Ils accueillent notamment des compétitions sportives de haut niveau et des manifestations sportives de loisirs ; ils abritent les principaux clubs sportifs de la ville et servent de cadre à des événements culturels.

Les débats sur l'héritage des Jeux d'Athènes 2004 portent souvent sur les sites qui ont connu une transition post-olympique difficile ou retardée.  C’est le cas du centre olympique d'aviron de Schinias, qui a accueilli les épreuves d'aviron et de canoë kayak de vitesse en 2004. Il a récemment fait l'objet de travaux de restauration menés par le Comité Olympique Hellénique.  Ces rénovations ont permis de remettre le site pleinement en service pour la pratique de l'aviron et du canoë kayak, ainsi que pour les entraînements et les futures compétitions.

Athens 2004 - Getty Images Athens rowing venue today - Eurokinissi Photo Agency

Un groupe plus important de sites a dû faire face à des difficultés qui perdurent au complexe olympique Helliniko, construit sur le site de l'ancien aéroport.  Plusieurs sites, notamment le centre olympique de slalom en canoë kayak, ainsi que les installations dédiées au hockey, à l'escrime, au sport en salle, au baseball et au softball, n'ont été utilisés que de manière sporadique après les Jeux. Ils sont ensuite restés fermés pendant de nombreuses années sur fond de difficultés politiques, économiques et administratives, ainsi que de changements de propriétaire.

Le centre olympique de slalom en canoë-kayak d’Athènes 2004, à Helliniko.

© Bloomberg via Getty Images

En 2025, les six anciens sites du complexe Helliniko ont été démolis dans le cadre de la mise en œuvre du vaste projet de réaménagement de l'ancien site aéroportuaire. La zone, autrefois occupée par des structures désaffectées, a été transformée en un nouveau quartier à usage mixte, où les pouvoirs publics ne manquent pas d'ambitions en matière d'espaces publics.  Dans le cadre de ce vaste programme de transformation, une première partie du nouveau parc Ellinikon a ouvert ses portes au public en 2022, offrant de nouveaux espaces verts et de loisirs sur le site de l'ancien aéroport.

Le stade olympique, achevé en 1982 et rénové pour les Jeux d'Athènes en 2004, a continué à accueillir des matchs de football, des épreuves d'athlétisme et des concerts au lendemain des Jeux.  Sa capacité a été ramenée de 72 000 à 69 600 places après les Jeux. Des événements majeurs y ont été organisés tels que la finale de la Ligue des champions de l'UEFA en 2007, ainsi que des concerts d'artistes tels que Madonna, Bon Jovi et Lady Gaga.  Depuis 2025, le stade est fermé pour d'importants travaux de rénovation de la toiture.

© IOC/Milos Bicanski

Beijing 2008 : les sites emblématiques sont toujours en service tandis que les installations temporaires ont été démontées et réaménagées

Les installations de Beijing 2008 associaient des sites permanents, conçus pour un usage à long terme et des installations temporaires destinées à être démontées après les Jeux.  Si certains sites temporaires ont connu des périodes de transition plus longues, les 30 sites de compétition destinés à perdurer sont aujourd’hui tous encore en service. Quant aux équipements temporaires, ils ont été démantelés comme prévu ou réaménagés au fil du temps.  Certaines des images les plus courantes qui circulent mettent en avant des sites temporaires photographiés pendant les périodes de transition. 

On peut citer, par exemple, le site de BMX de Laoshan, qui avait été construit à titre provisoire.  Après les Jeux, il est resté inutilisé pendant un certain temps avant d'être transformé en parc de loisirs public. Certaines de ses zones ont été consacrées, au fil du temps, à différentes activités, comme du paintball.

Bejing 2008 Laoshan BMX venue - GREG BAKER/AFP via Getty Images Bejing 2008 Laoshan BMX venue - today - IOC/Andres Vergara

Le terrain de volleyball de plage du parc de Chaoyang a suivi un parcours différent. Après les Jeux, le terrain a été démonté tandis que certaines parties des infrastructures du site sont restées en place plus longtemps.  Le site a depuis été entièrement démantelé et a continué d'accueillir des activités culturelles, notamment une exposition en souvenir des Jeux Olympiques de Beijing 2008.  Plus récemment, le quartier a fait l'objet d'un réaménagement avec la création d'un nouveau complexe culturel dédié à l'e-sport, qui s'inscrit dans le cadre d'un projet plus vaste de revitalisation urbaine visant à faire de ce quartier un pôle d'attraction pour les événements liés à l'e-sport.

Plusieurs autres sites phares continuent d'être utilisés. Ils ont d’ailleurs accueilli les Jeux Olympiques d'hiver de Beijing 2022. Le stade national (surnommé le Nid d'oiseau) a servi de décor aux cérémonies d'ouverture et de clôture en 2008 et 2022. Depuis son inauguration en 2008, il a reçu plus de 40 millions de visiteurs venus assister à des centaines d'événements de grande envergure. 

Le Centre national aquatique (Water Cube ou Ice Cube) reste un lieu polyvalent, dédié au sport, aux loisirs et à la remise en forme. Ouvert au public, il accueille environ 5 000 visiteurs par jour.  Des aménagements y ont également été apportés en 2022 afin que le site puisse accueillir des compétitions de curling.  

Le Centre sportif de Wukesong organise plus de 500 événements sportifs et culturels par an, tandis que le stade national couvert reste une salle polyvalente, où se sont déroulés des matchs de hockey sur glace en 2022.

Au-delà de ces sites emblématiques, d'autres lieux continuent de favoriser le sport et les activités publiques.  Le centre de tennis Olympic Green accueille l'Open de Chine depuis 2009. En dehors des périodes de compétition, il ouvre ses portes au public.  Le parc olympique d'aviron et de canoë-kayak de Shunyi reste ouvert pour des événements et des activités nautiques de loisirs tandis que le village olympique de Beijing a été converti en logements, dont le taux d'occupation était de 95 % en 2016.

© Tony Liu - Les visiteurs profitent des jeux de glace et des glissades sur la glace du bassin du parc olympique de Beijing.

Rio 2016 : des sites mis à profit dans les domaines du sport, de l'éducation et de la vie publique

La transition de Rio après les Jeux n'est pas allée sans difficultés.  Au cours des années qui ont suivi 2016, des problèmes d'ordre administratif et opérationnel ont ralenti certains aspects de la mise en œuvre. Plusieurs sites ont connu des périodes d'inactivité et de dégradation avant de revenir à une utilisation normale.

C'est principalement l'héritage des installations temporaires de Rio qui a mis du temps à se concrétiser.  Le stade aquatique olympique, à vocation provisoire, avait été conçu pour être démonté après les Jeux ; ses bassins devaient être déplacés en vue de leur réutilisation.  Même si certaines étapes de ce processus ont duré plus longtemps que prévu initialement, le site est désormais entièrement démantelé. Tous les bassins ont été progressivement réaffectés ailleurs à travers le Brésil, le point d’orgue de ces opérations ayant abouti à la réouverture du principal bassin de compétition en décembre 2025 dans le Parque Oeste Ana Gonzaga en tant qu’installation communautaire dans la zone ouest de Rio.

© IOC

Au fil du temps, d'autres équipements ont également été réaménagés à des fins éducatives et pour le bien de la communauté.  La Carioca Arena 3 est devenue le gymnase éducatif olympique Isabel Salgado tandis que la Carioca Arena 2 est en passe de devenir une succursale de l'Institut fédéral d'enseignement technique. L'Arena of the Future avait été conçue comme une structure temporaire ; son démantèlement a eu lieu comme prévu et ses matériaux ont été réutilisés pour construire quatre écoles publiques dans la zone ouest de la ville.

Les programmes éducatifs liés à Rio 2016 se sont également étendus au-delà des sites. C’est notamment le cas du  programme Transforma qui a bénéficié à plus de huit millions d’élèves dans près de 16.000 écoles à travers le Brésil, entre 2013 et 2016 ; il s’est poursuivi après les Jeux grâce à des initiatives de suivi.

© 2015 / Comité International Olympique (CIO) / NASCIMENTO, Gabriel - Tous droits réservés - Transforma, le programme éducatif officiel de Rio 2016, a offert un soutien pédagogique aux écoles et aux enseignants en utilisant les valeurs olympiques comme outils d’éducati

Des lieux publics et des espaces verts se sont également développés sur les anciens sites des Jeux.  Dans le quartier du parc olympique, le parc Rita Lee est devenu un espace public dédié à la pratique d'activités physiques et sportives. À Deodoro, les espaces sportifs communautaires ont été agrandis grâce au X-Park et à des sites tels que le Centre de VTT, réaménagé en circuit permanent, aux côtés de la piste olympique de BMX qui a rouvert ses portes.

Le stade Maracanã, qui avait accueilli les cérémonies d'ouverture et de clôture ainsi que les épreuves de football de Rio 2016, est aujourd'hui dirigé par les clubs locaux de Flamengo et Fluminense. Des matchs y sont régulièrement organisés et des concerts y sont donnés de temps à autre. Il a également accueilli plus de trois millions de supporteurs de football en 2025. Le sport de haut niveau continue de bénéficier d'installations telles que le laboratoire olympique de Maria Lenk, tandis que le vélodrome abrite désormais également le musée olympique de Rio.

Dans l'ensemble, depuis les Jeux de Rio 2016, les 34 sites de compétition sont toujours utilisés aujourd'hui. Ils accueillent des entraînements de haut niveau, des compétitions sportives professionnelles, des clubs locaux et des activités de loisirs pour la population, ainsi que des concerts et des événements culturels à Barra, Deodoro et Copacabana, sans oublier les stades de football dispersés dans tout le pays.

“Dans les différentes villes hôtes, l’héritage des sites suit rarement un parcours linéaire unique”, a déclaré Arram Kim, responsable de l’héritage au CIO. “Certains sites continuent d'être utilisés, d'autres se voient attribuer de nouvelles fonctions tandis qu'un petit nombre d'entre eux connaissent des périodes de transition plus longues, déterminées par les circonstances locales.” Sur le long terme, certains sites, arrivés au terme naturel de leur cycle de vie, sont démolis dans le cadre de plans de réaménagement de plus grande ampleur.

“À la lumière de ces différentes éditions des Jeux, on constate que les sites olympiques continuent de jouer un rôle dans le sport et la vie des habitants et que les choix en matière d'aménagement privilégient de plus en plus les infrastructures existantes et temporaires afin que l'organisation des Jeux coïncide avec les besoins à long terme des populations.”

L'héritage olympique

On entend par héritage olympique les bienfaits à long terme que les Jeux Olympiques procurent à la ville hôte, à ses habitants et au Mouvement olympique avant, pendant et bien après la manifestation olympique.