Un héritage durable : World Taekwondo coche toutes les cases avec son camp d’entraînement organisé avec la Solidarité Olympique dans la région panaméricaine
Athlètes, entourage et développement: objectifs atteints en amont des Jeux de Paris 2024
Si un athlète estime que votre camp d’entraînement a été transformateur et affirme qu’il n’aurait pas pu se qualifier pour les Jeux Olympiques s’il n’y avait pas participé, on peut considérer sans l’ombre d’un doute que vous avez fait un bon travail en tant qu’organisateur.
Bravo donc à World Taekwondo (WT) pour le camp d’entraînement qu’il a planifié et organisé en collaboration avec la Solidarité Olympique à Saint-Domingue, en République dominicaine, du 2 au 10 avril 2024.
Les camps d’entraînement axés sur des sports spécifiques étaient l’une des principales activités du programme de développement des jeunes athlètes proposé par le pôle de développement du sport nouvellement créé dans le cadre du plan 2021-2024 de la Solidarité Olympique. Ces camps s’adressaient aux athlètes de moins de 23 ans appartenant à des Comités Nationaux Olympiques (CNO) dont la délégation comptait moins de 50 athlètes lors de la précédente édition des Jeux Olympiques.
Ce programme fait suite à une phase pilote réalisée lors du plan précédent pour tester cette approche avec quelques Fédérations Internationales (FI) triées sur le volet.
Sur la période 2021-2024, 34 FI ont répondu à l’appel de mobilisation lancé par la Solidarité Olympique. En ce qui concerne WT, la fédération a proposé une série de camps d’entraînement en Océanie, en Afrique et en Amérique, se concluant tous par un tournoi de qualification de niveau continental.
Le camp de Saint-Domingue visait principalement à inculquer aux jeunes taekwondoïstes prometteurs l’expertise technique, les outils tactiques, l’expérience et la connaissance des équipements de notation électroniques pour réussir à se qualifier et participer à Paris 2024.
Cet objectif a été clairement rempli. Sur les 16 athlètes du camp qui ont participé au tournoi de qualification panaméricain les 9 et 10 avril, six ont décroché leur billet pour Paris.
Parmi eux, Maria Sara Grippoli Gagliardo, une Uruguayenne de 19 ans, a affirmé que le fait de mieux connaître le système de notation électronique était l’enseignement le plus précieux qu’elle avait tiré de ce camp.
«Le camp a joué un rôle déterminant et a servi de bonne base tant sur le plan physique que technique», a déclaré Maria Sara Grippoli Gagliardo, devenue la première taekwondoïste de l’histoire à représenter l’Uruguay aux Jeux Olympiques. «Il nous a permis de progresser en nous entraînant aux côtés d’athlètes d’autres pays à des niveaux variés, mais aussi de nous qualifier pour Paris.»
Cinquante-six athlètes de 16 CNO panaméricains et 17 entraîneurs d’équipes nationales ont participé au camp d’entraînement. En coordination avec WT, la Solidarité Olympique a pris en charge les frais de déplacement, d’hébergement, de restauration, d’accès aux installations et au matériel d’entraînement.
L’héritage du camp va bien au-delà du tournoi de qualification panaméricain. Les athlètes ont pu s’y forger une expérience et des connaissances précieuses qu’ils n’auraient pas pu acquérir autrement, tandis que les praticiens locaux bénéficieront du système de notation «Protector», de casques électroniques et d’autres équipements que WT et ses sponsors ont offerts à la Fédération de Taekwondo de la République dominicaine à la fin du camp.
Le CNO de la République dominicaine et la fédération nationale ont quant à eux renforcé leurs compétences en matière d’administration et d’organisation d’événements, démontrant une fois de plus qu’ils sont des hôtes fiables après avoir accueilli avec succès les Jeux panaméricains de 2003 et d’autres événements régionaux.
L’entraînement dans la région a également été fortement stimulé, ce qui constituait un élément clé du plan de WT en termes d’héritage. L’instance dirigeante mondiale s’est engagée à collaborer avec les entraîneurs locaux avant, pendant et après le camp d’entraînement. À ce titre était prévu un apprentissage théorique dispensé en ligne et des cours en présentiel donnés par deux sommités de l’entraînement du taekwondo: les professeurs Dongwan Lee et Youngin Bang.
Dongwan Lee et Youngin Bang ont formé des entraîneurs et des athlètes sur des sujets allant des techniques d’entraînement individuel et de l’analyse des matchs aux stratégies tactiques en passant par les rôles et les droits des entraîneurs, des arbitres et des administrateurs en ce qui concerne la gestion des compétitions. Comme l’a souligné Maria Sara Grippoli Gagliardo, les participants ont également reçu des instructions détaillées sur la manière d’utiliser efficacement les systèmes de notation électroniques, leur permettant ainsi de marquer des points plus facilement.
«L’entraînement est bien évidemment essentiel pour les athlètes de haut niveau, mais nous pensons qu’il est tout aussi important que les entraîneurs bénéficient de programmes de formation adaptés et acquièrent les compétences nécessaires pour gérer leurs athlètes», a déclaré Seungmin Lee, responsable des relations avec les membres et du développement chez WT. «C’est pour cette raison que, après avoir participé à notre camp, les athlètes et leurs entraîneurs développent une relation plus forte et renforcent leur confiance mutuelle.»
Pour les six athlètes qui sont parvenus à se qualifier pour Paris 2024, le camp d’entraînement organisé par World Taekwondo en collaboration avec la Solidarité Olympique à Saint-Domingue a eu un impact immédiat et véritablement transformateur. En outre, le renforcement des réseaux des entraîneurs, l’amélioration des capacités d’organisation d’événements et la nouvelle génération d’athlètes dotés des compétences, de l’équipement et de la confiance nécessaires pour concourir devraient permettre à cette initiative de laisser un héritage qui continuera de façonner l’avenir du taekwondo dans la région panaméricaine ces prochaines années.