Objectif médaille : le camp 3x3 FIBA pour les jeunes place l’Afrique sur la voie de nouveaux succès

L’écosystème sportif du continent bénéficie d’un coup de pouce majeur en amont de Dakar 2026

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© L’égalité des genres a été une composante essentielle de ce camp d’entraînement pour la jeunesse, tant en ce qui concerne les joueurs (quatre garçons et quatre filles par équipe nationale) que les officiels.

À première vue, rien ne distingue le camp d’entraînement pour jeunes athlètes de haut niveau organisé par la FIBA 3x3 du 31 octobre au 2 novembre des autres stages.

Et pourtant, en regardant bien, ils n’ont rien de comparable. Organisé par la FIBA avec le soutien du programme de développement des jeunes athlètes de la Solidarité Olympique et la fédération sénégalaise de basketball, son objectif à court terme était d’entrainer des joueurs de basketball 3x3 avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026.

À cette fin, des équipes composées de quatre garçons et de quatre filles de moins de 16 ans figurant dans le haut du classement des pays d’Afrique dans la discipline du 3x3 (Algérie, Égypte et Kenya) ont été invitées à s'affronter aux côtés du Sénégal, en qualité d’hôte des JOJ.

© Le camp avait pour objectif de préparer les équipes africaines en 3x3 à participer à des événements sportifs majeurs, notamment Dakar 2026, mais aussi de renforcer l’infrastructure sportive du continent.

Bien loin d’être un parcours de haut niveau réservé aux athlètes, le camp visait également à renforcer les compétences et les connaissances d’un groupe paritaire de huit entraîneurs et de 37 arbitres et officiels de table venant de quatre pays.

Selon Natalia Galkina, responsable des fédérations nationales pour la FIBA, la nature globale a joué un rôle déterminant dans l'amélioration systémique du basketball. « Toutes les parties prenantes clés (joueurs, entraîneurs, arbitres et officiels de table) ont été formées ensemble, ce qui leur a fait prendre conscience de leur interdépendance » a déclaré Natalia Galkina, en ajoutant que les athlètes ne peuvent atteindre leur plein potentiel que si les officiels sont en mesure de répondre aux demandes du sport de haut niveau.

« L’approche intégrée est synonyme de cohérence, d’efficacité et de qualité générale des compétitions, ce qui souligne l’importance d’améliorer l’expertise technique des officiels évoluant aux côtés des athlètes, » a-t-elle ajouté.

La FIBA s’est offert les services d’experts réputés pour diriger le camp, notamment de Karim Souchu, l’entraîneur de l'équipe de France masculine de 3x3 et médaillé d’argent à Paris 2024, de Corinne Taeye, spécialiste des opérations de match et de l'arbitrage, et de Najib Chajiddine, instructeur de la FIBA. Ensemble, ils ont soumis les athlètes à un entraînement intensif et proposé des modules adaptés à chaque groupe de parties prenantes sur des sujets allant de l’arbitrage au renforcement musculaire en passant par la diversité et l’inclusion.

Pour la joueuse sénégalaise Seyni Ndoye, ce camp de trois jours a su toucher juste sur tous les points.

« Cette expérience m’a aidé à mieux comprendre les matchs, à contrôler le rythme et à être plus efficace aux moments cruciaux », a-t-elle déclaré. « Cet entraînement spécialement conçu pour le 3x3 m’a permis de gagner en confiance et de me préparer à faire face des adversaires coriaces dans toute leur diversité. »

L’arbitre sénégalaise Aissatou a quant à elle été spécialement impressionnée par l’esprit de franche camaraderie qui a régné durant le camp : « Ce camp a été très important, car il a permis à tout le monde – les joueurs, les entraîneurs et les officiels – de s’améliorer ensemble. Nous avons tous été formés dans le même environnement, avec les mêmes objectifs et les mêmes niveaux d’exigence élevés. Un vrai travail d'équipe, qui a permis d’améliorer le niveau général du basketball 3x3 au Sénégal. »

Loin d’avoir été pensé comme un événement ponctuel, ce camp d’entraînement organisé à Dakar s’inscrit dans une approche à long terme de la FIBA. Il a en effet été conçu pour être évolutif et reproduit dans d'autres pays d'Afrique et dans le reste du monde, afin d’avoir un impact positif durable sur le basketball 3x3 bien après la fin de Dakar 2026.

« Le camp d’entraînement en 3x3 de la FIBA s’inscrit pleinement dans l’approche générale de la fédération en matière de développement et d’héritage, qui compte notamment des initiatives telles que FIBA Plus, dont l’objectif est mettre le basketball au service du développement durable, du développement social et du renforcement des compétences à long terme, » a déclaré Mihary Randriana, responsable Afrique de la FIBA 3x3.

Le camp est également venu compléter à la perfection les nombreuses activités consacrées à la jeunesse que la Solidarité Olympique finance dans toute l’Afrique pour renforcer les infrastructures sportives du continent, du niveau local au sport de haut niveau. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre des centres Olympafrica, du programme d'éducation aux valeurs olympiques (PEVO), d’Olympisme365, du projet Hoops for Hope de la FIBA et bien d’autres encore.

Leur objectif est simple : donner aux athlètes les moyens de décrocher plus de médailles lors des événements nationaux et internationaux et renforcer l’infrastructure sportive du continent. Ces investissements stratégiques commencent déjà à porter leurs fruits : en décembre, à l’occasion des 4es Jeux Africains de la Jeunesse organisés en Angola, soit quelques semaines après le camp d’entraînement, l'équipe algérienne masculine a remporté une médaille d’argent, l’équipe féminine kényane décrochant quant à elle une médaille de bronze.

À en croire les podiums, la montée en puissance systémique du sport africain est déjà en très bonne voie. Tous les regards se tournent désormais vers Dakar 2026 – et au-delà – pour découvrir jusqu’où ces athlètes pourront aller.