A springboard for sports science
Les Jeux Olympiques de Munich 1972 ont été le catalyseur de diverses avancées en science du sport, à l’échelle domestique comme internationale. Son impact au niveau national est aujourd'hui encore bénéfique pour le sport allemand.
Pour atteindre les sommets, les athlètes allemands bénéficient d’un soutien exceptionnel, prenant notamment la forme d’informations détaillées issues de recherches variées en science du sport. Celles-ci portent aussi bien sur l’analyse du stress que sur la capacité à tout donner au bon moment, ou bien encore sur l’optimisation du sommeil et l’entrainement stroboscopique pour améliorer la vision des joueurs de badminton.
En 2020, quelque 3 700 athlètes de niveau junior à olympique ont bénéficié de ces recherches, qui ont joué un rôle essentiel dans l’essor de l’Allemagne en tant que l’une des plus grandes nations sportives. Depuis la réunification de 1990, le pays s’est toujours élevé dans le top 10 des nations représentées aux Jeux Olympiques d’été, et a fini trois fois à la première place du tableau des médailles lors des Jeux Olympiques d’hiver.
Une réussite durable donc, qui remonte à l’augmentation des investissements réalisés par le gouvernement d’Allemagne de l’Ouest dans les sciences du sport durant les années qui ont précédé les Jeux Olympiques de Munich 1972 et à la création du Bundesinstitut für Sportwissenschaft – BISp (Institut fédéral des sciences du sport) en 1970. Le BISp est toujours actif à ce jour, avec pour mission d’initier, de promouvoir et de coordonner des travaux de recherche en sciences du sport et d’en appliquer les résultats dans la pratique du sport de haut niveau, le développement des talents, les équipements sportifs, les analyses antidopage et le développement général du sport et de l’activité physique en Allemagne.
Rien qu’en 2020, le BISp était engagé dans 104 projets de recherche, sur des sujets allant des effets de la COVID-19 sur le sport de haut niveau au suivi oculaire lors des épreuves olympiques de tir aux plateaux. L’institut organise et soutient également des symposiums, ateliers et séminaires et participe aux rencontres importantes en matière de politique sportive du fait de ses nombreuses activités de réseautage.
Cet intérêt pour les sciences du sport a également donné jour à l’une des avancées de Munich 1972 ayant eu des répercussions notables à l’échelle internationale : l’introduction d’un protocole standardisé pour le contrôle antidopage impliquant la réalisation de tests dans toutes les disciplines sportives. L'édition a été marquée par l’utilisation de la spectrométrie de masse pour identifier les substances dopantes, et de nombreuses fédérations nationales et internationales ont adopté les standards définis pour cette édition des Jeux. Un grand nombre des règles édictées pour les contrôles sont toujours en vigueur à ce jour. Munich 1972 a également joué un rôle de catalyseur sur la recherche en matière de dopage.