Un coup de pouce pour les stations de ski de la région
Des stations de ski telles que Les Arcs, Courchevel, Méribel, La Plagne, Tignes, Les Menuires et Val d'Isère ont bénéficié de la visibilité mondiale offerte par les Jeux.
En attirant par la suite un plus grand nombre de touristes de France et du monde entier, les stations autour d'Albertville ont assuré l'utilisation optimale et durable de leurs installations. Plusieurs d'entre elles ont accueilli de grandes compétitions internationales dans les années qui ont suivi les Jeux, ce qui leur a permis de rester économiquement viables.
Située au cœur du domaine skiable des Trois Vallées, Méribel a ouvert les pistes utilisées pour les épreuves féminines de ski alpin aux skieurs professionnels et amateurs. Dans le même temps, le parc olympique de la station, dont la patinoire a accueilli le tournoi de hockey sur glace masculin, abrite désormais une piscine, un spa, un gymnase et des salles de réunion.
Site des épreuves de démonstration de ski acrobatique pendant les Jeux, Tignes est devenu un haut lieu de la discipline. En plus d'organiser les finales de la Coupe du monde de halfpipe en ski acrobatique de la FIS entre 2015 et 2018, Tignes a également accueilli les quatre premières éditions des Winter X Games Europe, de 2010 à 2013.
Val d'Isère, où se sont déroulées les épreuves masculines du combiné alpin, de la descente, du slalom géant et du super slalom géant, est aujourd'hui l'une des stations de ski les plus connues du monde. Elle a accueilli les Championnats du monde de ski alpin 2009 de la FIS et organise également une épreuve du circuit annuel de la Coupe du monde de ski alpin. Ayant progressivement développé ses infrastructures au fil des années, elle propose aujourd'hui 25 000 lits d'hôtel aux visiteurs.
Parallèlement, les Menuires, situées à 55 kilomètres d'Albertville, ont profité de leur transformation inspirée par les Jeux pour passer d'une destination soucieuse de son budget à une destination offrant un hébergement plus haut de gamme. Le parcours de slalom de la station, utilisé pour les Jeux d'Albertville 1992, n'est qu'une de ses nombreuses attractions.
L'accès à la région a été grandement amélioré par la modernisation des routes existantes, la construction de nouvelles routes et la mise en place d'une liaison ferroviaire TGV vers Bourg-Saint-Maurice. Ces développements ont contribué au statut dont jouissent aujourd'hui les stations de ski de la région. Des milliers de visiteurs descendent des 150 trains qui desservent Bourg-Saint-Maurice chaque semaine en haute saison, et ceux qui se rendent aux Arcs sont conduits en sept minutes seulement au domaine skiable de la station par un funiculaire achevé en 1989. Si Val d'Isère était autrefois à six heures de route d'Albertville, la station n'est plus qu'à un peu plus d'une heure.
La visibilité mondiale offerte par les Jeux Olympiques d'hiver a permis à la région Savoie Mont-Blanc de se positionner comme une destination de premier plan pour les sports d'hiver. De plus, en s'appuyant sur une multitude d'activités et d'attractions, ses stations ont créé une culture du ski dynamique dans toute la région, augmentant ainsi son attrait.
Les stations de ski sont très attentives au changement climatique. Avec l'augmentation du nombre de visiteurs et des hivers toujours plus chauds qui rendent le recours aux canons à neige nécessaire, les pressions sur l'environnement local sont également de plus en plus fortes.
Afin de réduire leur impact environnemental et assurer leur pérennité face au changement climatique et leur coexistence avec les écosystèmes fragiles des montagnes, les stations de la région Savoie Mont-Blanc ont pris, ces dernières années, une série de mesures environnementales. Parmi celles-ci, citons des règles de planification plus strictes, des méthodes de construction à faible impact, une transition vers des technologies et des processus à faibles émissions de carbone et la protection de la biodiversité.
Val d'Isère dispose aujourd'hui d'une vaste installation souterraine de production de neige, à la pointe de la technologie, au pied du versant de Bellevarde, installation qui lui permet de réduire considérablement sa consommation d'énergie.
En outre, plutôt que de recourir aux canons à neige, les Saisies - lieu des épreuves de ski de fond et de biathlon - utilise désormais la technique du « snowfarming » pour préserver sa neige. À la fin de la saison de ski, la neige restante est empilée et recouverte de sciure pour éviter qu'elle ne fondre pendant les mois d'été. En prévision de la saison hivernale, la neige est ensuite redistribuée sur les pistes.
La sensibilisation des visiteurs aux questions environnementales s'est également accrue et il leur est rappelé de ne laisser aucune trace de leur séjour à la montagne.