Un coup de fouet pour l'économie
Bon nombre d'entreprises de la région appartenant aux secteurs de la construction, de l'industrie manufacturière et de la production ont remporté de nouveaux marchés grâce aux Jeux de Lillehammer 1994.
Des employeurs locaux comme Trofe, Fjellpulken et le groupe Moelven ont remporté des appels d'offres, pris des initiatives et fait preuve de créativité. Les secteurs de la construction, de l'industrie manufacturière et de la production (en d'autres termes des biens produits pour d'autres fabricants) ont été ceux qui ont le plus bénéficié des Jeux. Il est ressorti d'une étude datant de 1997 que 60 % des chefs d'entreprise étaient d'accord pour dire que les Jeux Olympiques avaient eu un impact positif sur l'industrie.
Une relance a également eu lieu au niveau touristique. La capacité en lits de la région est passée de 8 400 à la fin des années 1980 à 14 600 après les Jeux ; quant aux installations d'hébergement temporaires – lesquelles proposaient quelque 15 000 lits – elles ont par la suite été réaffectées à un autre usage.
En moyenne, le nombre de touristes en visite dans les trois villes de Lillehammer, Øyer et Gausdal a enregistré une hausse de 100 % entre 1989 et 1995. Pour la seule ville de Lillehammer, l'augmentation a été de 59 %, contre 225 % pour Øyer et 76 % pour Gausdal. Après 1997, le tourisme a stagné dans la région alors qu'il continuait à se développer au niveau national, en particulier dans les grandes villes. Il semble donc que les retombées à long terme des Jeux sur le plan touristique aient davantage profité à la Norvège dans son ensemble qu'à la région de Lillehammer proprement dite, les Jeux ayant amélioré le positionnement de la Norvège à l'échelle internationale.
Si les Jeux Olympiques ont créé des emplois en Norvège avec l'arrivée sur le marché de plusieurs entreprises dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration, une enquête menée après les Jeux a révélé que les effets sur l'emploi n'avaient été que passagers. Trois ans après les Jeux, entre 250 et 350 postes à temps plein avaient été créés d'après les estimations, tandis qu'en 1997, le développement de la région était au point mort, contrairement au développement au niveau national qui lui se poursuivait, dans les villes notamment.