Une ville où il fait bon vivre
Les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ont servi de catalyseur pour des avancées en matière d'urbanisme et de durabilité à Tokyo, inaugurant une série d'améliorations qui ont opéré une mutation de la ville.
Grâce aux Jeux de la XXXIIe Olympiade, les 14 millions d'habitants de Tokyo disposent désormais d’espaces verts en plus grand nombre, de meilleures infrastructures de transport, d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et ils ont la possibilité d'adopter un mode de vie plus sain, le tout rendu possible par des aménagements tels que la création de plus de 400 km de nouvelles pistes cyclables et la suppression de milliers de poteaux électriques dans les rues de la ville. Ils peuvent également pratiquer davantage de sport dans des lieux tels que le parc sportif urbain d’Ariake, qui a accueilli les épreuves de BMX Freestyle, de course de BMX et de skateboard et qui constitue aujourd'hui un pôle moderne pour les sports urbains en général.
Le développement durable avait été au cœur de la réussite de Tokyo 2020. Seuls huit des 43 sites de compétition ont été construits pour ces Jeux, et des matériaux recyclés avaient été largement utilisés pour leur construction. Parmi ces nouveaux sites figure le stade olympique, dont les avant-toits géants, caractéristiques de l'architecture japonaise traditionnelle, sont conçus pour permettre aux brises rafraîchissantes de ventiler le stade, ce qui évite d'avoir recours à la climatisation. Dans le même temps, des sites existants ont été modernisés par l’utilisation de matériaux de pointe afin de réduire la consommation d'énergie.
Pour sa part, la place du village olympique a été construite avec du bois emprunté à 63 collectivités locales du pays. Lorsque la place a été démantelée après les Jeux, le bois leur a été restitué pour servir à la construction d'équipements publics.
L'énergie utilisée pour alimenter les Jeux était à 100 % d’origine renouvelable. Parmi sources employées figuraient notamment des panneaux solaires et de la biomasse forestière (à savoir des déchets de construction et de la sciure de bois), servant à produire de l'électricité. Le parc sportif urbain d'Ariake est entièrement alimenté par l'électricité solaire renouvelable produite à Fukushima, la centrale durement touchée par le tremblement de terre et le tsunami de 2011 dans le Grand Est du Japon, tandis que les besoins en électricité du centre des sports aquatiques de Tokyo sont couverts à l'énergie solaire et par un échangeur de chaleur souterrain. En outre, environ 95 % des 2 654 voitures particulières utilisées lors des Jeux étaient des véhicules peu polluants et à faible consommation de carburant.
En conséquence, et en partie en raison de l'absence quasi-totale de spectateurs, l'empreinte carbone de Tokyo 2020 a été inférieure de 1 067 tonnes d’équivalent CO2 par rapport au niveau habituel, avec un recul de 3 029 tonnes d’équivalent CO2 à 1 962 tonnes d’équivalent CO2.
Après les Jeux, l'objectif a été de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'énergie d'ici à 2030 et d'augmenter de 50 % l'utilisation des énergies renouvelables dans la ville. Le renforcement des mesures et des systèmes favorisant l'utilisation accrue des énergies renouvelables, comme l'installation obligatoire de panneaux solaires sur les maisons nouvellement construites, contribuera à cet objectif, de même que l'utilisation plus large de véhicules à zéro émission, du type de ceux utilisés lors des Jeux.
Tokyo 2020 a également fait preuve de fermeté en matière de déchets. Environ 62 % des 2 900 tonnes de déchets générés pendant les Jeux ont été recyclés et 99 % des articles achetés pour les Jeux ont été réutilisés ou recyclés. Au vu de ce qu'il a été possible de faire, Tokyo s'est fixé pour objectif de porter à 37 % la quantité de déchets solides municipaux recyclés d'ici à 2030.
Les 5 000 médailles remises aux athlètes olympiques et paralympiques à Tokyo 2020 sont elles-mêmes issues de déchets, grâce à une campagne nationale de recyclage qui a permis de récupérer les métaux extraits de près de 79 000 tonnes de smartphones et autres équipements électroniques donnés par la population japonaise.
La zone de la baie de Tokyo est l'une des parties de la capitale japonaise qui a bénéficié de l'accent mis sur l'amélioration urbaine, l'accessibilité et la durabilité. D'un quartier sous-développé, elle s’est transformée en un centre urbain prospère, vert et durable qui a revitalisé le front de mer de la capitale.
Devenue un modèle d’aménagement urbain innovant et accueillant 16 sites de Tokyo 2020, elle bénéficie de liaisons de transport et d'accès améliorés, notamment du nouveau système de transport public Tokyo BRT (Bus Rapid Transit), de 339 km de pistes cyclables et meilleures infrastructures d'accostage pour le transport par voie d'eau.
Après les Jeux, l'objectif a été de prolonger à 570 km le réseau de pistes cyclables de Tokyo, d’étendre l'utilisation des ferries pour les usagers venus de la banlieue et pour les touristes, d'améliorer les services ferroviaires en prolongeant la ligne n° 8 de Yurakucho et de construire de nouvelles lignes de métro.