Stade panathénaïque
Lieu prisé des touristes aujourd'hui, le stade panathénaïque date de l'Antiquité. C'est là que les organisateurs des Jeux Olympiques se voient remettre la flamme olympique.
Site des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux d'Athènes 1896 ainsi que des compétitions d'athlétisme, de gymnastique, d'haltérophilie et de lutte, le stade a accueilli depuis de nombreuses manifestations sportives et culturelles. Citons par exemple les premiers Jeux des Balkans en 1929, la cérémonie d'ouverture des Championnats du monde d'athlétisme de 1997, les compétitions de tir à l'arc et l'arrivée des marathons masculin et féminin des Jeux Olympiques d'Athènes 2004.
Tous les deux ans, le stade est également le théâtre de la cérémonie de remise officielle de la flamme olympique aux organisateurs de l'édition suivante des Jeux Olympiques d'été ou d'hiver. En avril 2010, il a ouvert ses portes au public et est devenu un lieu prisé des touristes, proposant également des visites et des programmes éducatifs aux établissements scolaires. Des concerts y sont aussi organisés.
Construit en 329 av. J.-C., le stade panathénaïque fut restauré pour la première fois au IIe siècle après J.-C. Il pouvait alors accueillir 60 000 personnes et il était utilisé pour les combats de gladiateurs à l'époque romaine. Après la mise au jour de vestiges archéologiques au 19e siècle, le stade retomba dans l'oubli, mais fut finalement reconstruit, du moins en partie, pour les Jeux de 1896, retrouvant ainsi sa splendeur d'antan. Les travaux n'étaient pas terminés au moment où les Jeux débutèrent, aussi des tribunes provisoires en bois furent-elles installées. Le stade était également un lieu culturel très prisé où se tenaient pièces de théâtre, concerts et festivals. Pendant la guerre gréco-turque de 1919 à 1922, l'intérieur du stade accueillit des réfugiés fuyant les combats.
Le stade panathénaïque est ainsi baptisé car il s'adresse à tous les Athéniens (le suffixe "pan" signifiant "tout"). Il porte également le nom de Kallimármaro – qui signifie "d'un beau marbre" en grec – en référence au marbre utilisé pour sa reconstruction pour les Jeux de 1896.