Stade olympique
Un siècle plus tard, le site a servi une deuxième fois de décor pour des épreuves olympiques.
Le stade olympique de Colombes, qui a accueilli les épreuves de plusieurs sports lors des Jeux Olympiques de Paris 1924, a continué d’être utilisé pour la pratique de toute une variété de sports par la suite. En 1938, il a servi de cadre pour la finale de la coupe du monde de football ainsi que pour les championnats d’Europe d’athlétisme. Jusqu’à la construction du Parc des Princes au début des années 1970, il s'agissait du plus grand site de sport de Paris.
À ce titre, il a accueilli 42 finales de la coupe de France de football et 79 matches de l’équipe nationale. Il était également très utilisé pour le rugby : l’équipe de France a joué dans son enceinte à 87 occasions (pour la dernière fois en 1972) et l’équipe du Racing 92 évoluant dans les sphères du Top 14 y a élu son domicile jusqu’en 2017. Aujourd’hui connu sous le nom de Stade Yves-du-Manoir, il a fait l'objet de rénovations afin que son terrain puisse être utilisé pour accueillir les compétitions de hockey sur gazon dans le cadre des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Bâti sur un ancien hippodrome en 1907, il portait à l’origine le nom de Stade du Matin avant d’être rebaptisé stade olympique de Colombes. Il a ensuite fait l'objet de grands travaux de rénovation aux fins des Jeux Olympiques de 1924 sous l’égide du même architecte français que celui qui a conçu le Court Central de Roland-Garros. Pouvant accueillir 64 000 personnes pendant les Jeux, il a servi de cadre pour aux compétitions d’athlétisme, de cyclisme, d’équitation, de football et de gymnastique.