Sommet Olympisme365 – Jour 1 : premiers engagements concrets pour un avenir durable par le sport

La première journée du Sommet Olympisme365 : le sport au service d'un monde meilleur, organisé par le Comité International Olympique (CIO) à Lausanne, s'est achevée sur l'annonce de deux engagements clés destinés à renforcer l'impact, au niveau mondial, des programmes sur le sport au service du développement. L'annonce a été faite à l'issue d'une journée riche en échanges et en discussions, qui a mis l'accent sur la collaboration et les solutions innovantes en vue de donner un coup d'accélérateur au développement durable par le sport.

Olympism365 Summit: Sport for a Better World
© IOC/Christophe Moratal

Le CIO a tout d'abord signé un accord avec l'Institut chinois des sciences du sport (CISS), lequel proposera des programmes d'activités physiques et sportives de proximité dans 21 centres de sport et de santé communautaires répartis dans sept provinces en Chine. Cet accord s'inscrit dans le droit fil de l'initiative de coopération en matière de sport et de santé au niveau communautaire lancée dans le cadre de la coopération technique entre le CIO et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette initiative est actuellement déployée dans cinq pays avec l'aide de PATH, une ONG spécialisée dans le domaine de la santé mondiale.

Une autre collaboration a vu le jour entre le CIO et l'Istituto per il Credito Sportivo e Culturale S.p.A. (ICSC), la seule institution au monde qui se consacre au financement du sport et dont le siège se trouve en Italie. La coopération portera sur le financement d'infrastructures sportives communautaires et de projets encourageant la pratique sportive, ainsi que sur l'évaluation de l'impact des investissements dans le domaine du sport.

© IOC/Christophe Moratal

La force de l'action collective

Le discours d'ouverture du président du CIO, Thomas Bach, a été suivi d'une première séance plénière intitulée : "Bâtir un monde meilleur par le sport – Ensemble".

À la lumière des enjeux majeurs et de l'incertitude qui pèsent sur le monde, les intervenants ont mis l'accent sur la nécessité pour les parties prenantes, tous secteurs confondus, de s'unir afin de renforcer le rôle de la pratique sportive sûre et inclusive et de l'Olympisme en tant que moteurs clés du développement durable.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a ainsi rappelé la fonction cruciale remplie par le sport dans le cadre de la prévention des maladies non transmissibles (MNT).

"La situation mondiale actuelle exige un leadership fort", a-t-il déclaré. "70 % des décès enregistrés chaque année sont dus à des maladies non transmissibles. C'est sur la promotion de la santé et la prévention que nous devrions nous concentrer. C'est pour cette raison que santé et sport sont complémentaires."

Plaidant pour la mise en place d'un cadre solide dans le prolongement des engagements ambitieux pris lors du Sommet du sport pour le développement durable (#Sport4SD), qui s'était tenu dans la capitale française à la veille de l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, Rémy Rioux, directeur général de l'Agence française de développement (AFD) a indiqué : "En ces temps de tensions extrêmes, nous devons unir nos forces pour protéger ce trésor qu'est le sport. Nous avons besoin d'un nouveau point d'ancrage et d'un nouveau cadre qui feront en sorte que personne ne soit laissé pour compte – nous avons besoin de l'engagement de tous afin de mobiliser, comme jamais auparavant, les secteurs et les investissements publics et privés."

Parmi les autres intervenants, Laura Chinchilla, membre du CIO et 46e présidente du Costa Rica, et Glenn Micallef, commissaire européen à l'Équité intergénérationnelle, à la Jeunesse, à la Culture et aux Sports, ont réaffirmé qu'il était important d'identifier de nouvelles opportunités et de nouveaux modèles de collaboration afin d'exploiter efficacement le pouvoir du sport et de le mettre au service du développement durable.

"Le sport a le pouvoir unique de servir les intérêts des nations et des populations, en encourageant l'union et la résilience par-delà les frontières", a expliqué Laura Chinchilla. "Et si nous voulons que les citoyens et les communautés aiment le sport, il nous faut des politiques concrètes, fortes et inclusives."

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"Le sport est le meilleur outil dont nous disposons pour combler les fossés entre les peuples et les communautés", a déclaré Glenn Micallef. "Nous devons travailler ensemble pour libérer le pouvoir du sport et tout ce qu'il a à nous offrir."

Et de poursuivre : "Le sport est un élément essentiel de l'éducation des jeunes. Afin de donner aux jeunes les moyens de s'épanouir, d'acquérir des compétences en matière de leadership et de transcender les clivages, nous devons travailler avec eux dans toute l'Europe ; c'est là que le sport a un rôle clé à jouer."

Le premier ministre de la République de Slovénie, Robert Golob, a rappelé quant à lui le pouvoir de la collaboration entre les gouvernements et le Mouvement olympique afin d'élargir l'impact du sport. "Le sport est le meilleur investissement que nous puissions faire pour renforcer le tissu social", a-t-il indiqué. "Ce qui nous unit véritablement dans le sport, c'est l'esprit olympique."

Enjeux mondiaux, solutions locales : s'adapter à un monde en constante évolution

La deuxième séance plénière de la journée s'intitulait : "Enjeux mondiaux, solutions locales : le rôle du sport et de l'Olympisme en tant que partenaire du développement durable dans un monde en constante évolution".

Le nouveau rôle des athlètes, en tant que défenseurs et porteurs de solutions locales, a été présenté comme une contribution essentielle à l'objectif fixé pour cette séance, à savoir modéliser les tendances à venir.

© IOC/Christophe Moratal

"Je suis fermement convaincu que nous devrions tous – athlètes, organisations, gouvernements et partenaires privés – envisager sérieusement le sport comme un outil au service du développement", a déclaré la légende du basketball et médaillé olympique Pau Gasol, membre du CIO et de sa commission des athlètes, et fondateur de la Fondation Gasol. "Investissons dans le sport non seulement comme moyen de divertissement, mais aussi comme une force au service de l'équité, de la santé et de la paix."

"La crise actuelle des réfugiés peut être perçue comme un immense défi à relever, mais je pense sincèrement que le sport peut faire partie de la solution", a confié Masomah Ali Zada, membre de l'équipe olympique des réfugiés aux Jeux de Tokyo 2020 et cheffe de mission de l'équipe olympique des réfugiés pour Paris 2024. "C'est pourquoi nous devons garantir un accès permanent au sport et l'adoption de politiques inclusives, afin que nous puissions exploiter pleinement le potentiel du sport."

Parmi les autres intervenants figuraient également Stacy Janiak, directrice générale adjointe de Deloitte Global ; Olivia Grange CD, députée et ministre jamaïcaine de la Culture, de l'Égalité des genres, des Loisirs et des Sports ; et Antonella Baldino, directrice générale de l'Istituto per il Credito Sportivo e Culturale (Institut pour le crédit sportif et culturel).

Tous ont réaffirmé qu'il était urgent d'investir dans le sport afin de faire progresser le développement durable.

"Nous ne devons pas sous-estimer le pouvoir des partenariats publics et privés pour faire du sport un catalyseur du développement durable", a déclaré Stacy Janiak.

© IOC/Christophe Moratal

"Le sport et l'Olympisme apportent au développement durable une dimension essentielle, ce qui n'est pas le cas d'autres secteurs", a confié pour sa part Olivia Grange. "Les enjeux sont mondiaux, mais les solutions locales."

"À l'Istituto per il Credito Sportivo e Culturale, nous sommes en mesure de mobiliser des ressources financières lorsqu'il le faut et où il le faut, et de de mesurer l'impact de notre action", a précisé Antonella Baldino. "Il ne s'agit pas simplement d'investir, mais d'investir dans notre avenir par le sport."

© IOC/Christophe Moratal

Lors des derniers ateliers de la journée, les participants ont étudié les modèles et stratégies durables destinés à optimiser les progrès à long terme des initiatives axées sur le sport au service du développement. Il a notamment été question de : tirer parti de l'intelligence artificielle et de la numérisation pour accompagner le sport et optimiser son impact sur la société ; donner la priorité au sport et au développement durables sur le plan environnemental ; aider les communautés déplacées afin qu'elles puissent s'épanouir grâce au sport ; renforcer l'impact en termes de protection ; et financer le sport et le développement durable selon le contexte.

Poursuivre sur cette lancée lors de la deuxième journée et après

Le sommet Olympisme365 se poursuit demain (jeudi 5 juin), avec des participants désireux de poursuivre leurs efforts de collaboration, de confirmer l'adoption de mesures concrètes et de convenir d'une voie à suivre afin de continuer à bâtir un monde meilleur par le sport, aujourd'hui et demain. Pour suivre la retransmission en direct des débats de la deuxième journée, rendez-vous ici : Sommet Olympisme365 : le sport au service d'un monde meilleur.