Régénération de Porto Maravilha
L’attribution des Jeux Olympiques à Rio a déclenché le réaménagement de Porto Maravilha, une zone portuaire de 500 hectares à l’abandon depuis des décennies.
Dans le cadre de la préparation des Jeux, la zone de Porto Maravilha est devenue un pôle touristique majeur. Il accueille aujourd'hui l’aquarium AquaRio – le plus grand d’Amérique du Sud – ainsi qu’une galerie d’art urbain à ciel ouvert, le Musée d’Art de Rio de Janeiro (MAR) et le Musée de Demain (le musée le plus visité du Brésil en 2016 avec 1,4 million de visiteurs). Mais le projet de réaménagement urbain s’est également penché sur l’environnement, le transport, l’histoire et la culture.
La pollution sonore et atmosphérique a été réduite grâce à la plantation de 15 000 arbres, et des travaux majeurs de modernisation des installations sanitaires et des services de transport ont été entrepris. En matière de transport, le projet a entrainé la création d’un système de véhicules légers sur rail, la construction de trois tunnels routiers et la rénovation d’un tunnel ferroviaire, la restauration de 70 km de routes et l’aménagement de 17 km de pistes cyclables.
Dans une perspective de hausse de la demande en logements dans le quartier, qui est passé de 22 000 habitants en 2009 à 100 000 en 2019, 10 000 logements sociaux ont également été construits dans le cadre de ce projet. Ce qui a néanmoins provoqué des déplacements de population ainsi qu’une hausse du prix de l’immobilier dans une zone occupée par le passé par des personnes à revenus modestes.
Outre les résultats escomptés, les travaux réalisés à Porto Maravilha ont également permis de découvrir un important site archéologique en 2011 – un débarcadère du XIXe siècle utilisé pour la traite des esclaves – triste vestige de l’esclavagisme au Brésil. Aujourd’hui, le quai de Valongo sert de mémorial, rappelant à tous les souffrances des populations africaines dans le dernier pays des Amériques à avoir aboli l’esclavage. Le quai de Valongo a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018.