Quand l’humain cède la place au chronométrage automatique
Lors des Jeux Olympiques d'hiver de Saint-Moritz en 1948, les chronométreurs humains ont été remplacés par des chronomètres automatiques utilisant la technologie des cellules photoélectriques, mise au point par Omega. Chronométreur officiel des Jeux Olympiques depuis Los Angeles 1932, le nouveau système de l'horloger suisse se composait d'un pistolet de départ et d'un miroir réfléchissant qui projetait un faisceau lumineux sur la ligne d'arrivée. Utilisé dans les épreuves de patinage de vitesse, de ski de fond et de ski alpin, le chronomètre était déclenché par le tir du pistolet. Lorsque le faisceau lumineux était coupé par le passage d’un athlète franchissant la ligne, l'appareil enregistrait le temps.
Cette invention, symbole de la précision technologique suisse, a considérablement évolué depuis. Les appareils de chronométrage de précision actuels sont capables de compiler 10 000 images par seconde et de mesurer le temps au millième de seconde près. Ce ne sont pas moins de 450 tonnes de matériel qui sont aujourd'hui affrétées pour les besoins du chronométrage des athlètes lors des Jeux Olympiques.