Principales citations tirées de la table ronde de la présidente du CIO avant les Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026
La présidente du Comité International Olympique (CIO), Kirsty Coventry, a participé à une table ronde avec 200 journalistes du monde entier avant les Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026. Elle a été rejointe par le directeur exécutif des Jeux Olympiques du CIO, Christophe Dubi, qui se trouve déjà à Milan. La table ronde s'est tenue le 21 janvier 2026. En voici les principales citations.
Introduction
Kirsty Coventry, présidente du CIO : "[Concernant Milano Cortina 2026] Nous sommes tous très enthousiastes. Une grande partie de l'équipe est déjà à Milano Cortina. Mon équipe et moi-même arriverons lundi. Nous avons hâte d'être sur place, et nous sommes vraiment très enthousiastes par rapport à tout ce qui se passe.
Jusqu'à présent, nous avons assisté à de très bonnes épreuves tests, qui ont permis au comité d'organisation de tirer des enseignements précieux. Tout le monde est sur le pont et travaille en étroite collaboration avec tous les départements du CIO sur les derniers points à traiter.
Les Jeux vont être incroyables. J’ai vraiment hâte de me rendre sur place et de voir le mélange de tradition et d'innovation, les sites formidables dont certains d'entre vous ont déjà parlé, ces sites magnifiques qui sont là.
Nous avons vu le relais de la flamme olympique atteindre tous les coins de l'Italie et mobiliser toutes les couches de la société, avec les images les plus remarquables que nous ayons pu voir. Nous nous réjouissons énormément.
L'équipe a fait un excellent travail pour susciter l'enthousiasme, et nous le voyons à Milan, à Cortina, à Livigno et à Bormio ; nous le voyons partout, tout le monde se rassemble maintenant, et l'effervescence monte. J'ai donc très hâte d'être à lundi.
Nous savons que la cérémonie d'ouverture aura lieu le 6 février et nous l'attendons avec impatience. J'ai eu quelques petits aperçus ici et là. Je pense que ce sera incroyable et que la créativité italienne sera pleinement mise en valeur. Assurez-vous donc d’en faire partie.
Nous attendons 2 900 athlètes de plus de 90 Comités Nationaux Olympiques, soit l'une des éditions des Jeux les plus importantes et les plus équilibrées en termes de représentation hommes-femmes que nous ayons jamais connues. Comme certains d'entre vous l'ont dit, 85 % des sites étaient déjà existants, et ce sont des sites emblématiques. Ce sont des sites de classe mondiale, des sites connus des athlètes, et je pense que nous allons assister à des performances incroyables. J'ai vraiment hâte d'être sur place pour ressentir cette énergie s’animer."
Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux Olympiques : "Nous étions [...] dans les montagnes, et c'était probablement la dernière occasion avant les Jeux. Et je voudrais dire aux médias italiens, et à tous les autres : avez-vous jamais réalisé à quel point ce pays est fantastique et le paysage incroyable ? C'est extraordinaire. J'étais à Livigno, c'est la première fois que vous pouvez regarder presque toutes les épreuves depuis le même endroit. C'est une chaîne de montagnes d'une beauté époustouflante. Nous nous sommes rendus ensuite à Bormio, puis de Bormio à Cortina.
Je suis également très enthousiaste à l'idée de revenir dans les Alpes où, oui, ce n'est pas le même modèle qu'à Beijing, aux États-Unis ou au Canada. C'est la première fois en 20 ans que nous revenons dans les Alpes. Le cadre est différent, mais nous pouvons nous en réjouir.
Alors Madame la Présidente, je partage votre enthousiasme car nous avons vu le territoire mobiliser tous les sites d'animation et les gens se préparer à accueillir le monde. C'est le meilleur moment."
QUESTIONS-RÉPONSES : Où en sont les sites de Milano Cortina, en particulier la piste de glisse et la patinoire de hockey sur glace de Santgiulia ?
Christophe Dubi : "Le centre de glisse. Commençons par les athlètes. Madame la Présidente, vous y avez fait référence, [...] les athlètes ont dit que c'était une piste formidable et que nous y aurons de grandes compétitions. Y a-t-il encore du travail à faire ? Beaucoup d'après ce qu'on m'a dit, et je ne suis pas un expert en construction, n'est-ce pas ? Mais il ne s'agit pas d'un travail complexe. Ainsi, tout ce qui concerne les systèmes, en particulier pour la piste – la réfrigération, l'électricité, le chronométrage, le système de notation, tout cela est en place. Les caméras, je les ai vues – nous aurons une grande couverture. Ce qu'il reste à faire, c'est encore beaucoup de finitions. Quelques trottoirs en béton pour des tentes supplémentaires pour l'hospitalité, quelques travaux de terrassement pour préparer le site à accueillir les spectateurs.
Beaucoup de gens travaillent, donc le site sera prêt. Il ne fait aucun doute qu'il sera prêt. Et ce qui est bien pour les spectateurs, c'est que l'on peut marcher le long de la piste et que l'on a des points de vue fantastiques. Dans l'ensemble, je suis donc très confiant.
On ne peut pas nier qu'il y a du travail à faire quand on va à la Santagiulia. J'y étais hier avec le futur propriétaire et exploitant du site. Si vous venez de l'extérieur, et je ne sais pas pour ceux d'entre vous qui sont à Milan, mais vous le voyez depuis l'autoroute, ce sera un point de repère. C'est un site magnifique. Il est très spectaculaire. Ce sera incroyable en termes d'animation, notamment pour les spectateurs qui se rendront sur place et qui attendront avant d'entrer dans l'enceinte. Maintenant, même évaluation que pour la piste de glisse – il reste du travail à faire. Chapeau à toutes celles et ceux qui ont pu mettre sur pied un tel site en si peu de temps. Comme vous le savez, ce projet a toujours été complexe. Il a démarré tard. Mais lorsque nous parlons d'avoir les meilleures conditions pour les athlètes, cela signifie que tout le monde doit être sur le pont. Il y a 1 600 personnes qui travaillent chaque jour sur le site pour qu'il soit prêt. Et nous sommes là aussi très confiants.
Nous avons eu une épreuve test qui a été saluée, y compris par la NHL, pour la qualité de la glace, ce qui est, bien sûr, la priorité numéro un. Pour tout le reste, ce sont des finitions, essentiellement dans le hall, et des travaux temporaires – des travaux temporaires qui, par nature, arrivent à la dernière minute, comme d'habitude. Il s'agit des tentes dans lesquelles se trouveront les vestiaires. J'ai visité les lieux hier et, là encore, environ la moitié des vestiaires sont prêts à accueillir les équipes. Les autres seront prêts dans quelques jours. Donc quand les compétitions débuteront, tout sera prêt. Pas de problème à ce niveau. Des travaux sont toujours en cours parce qu'il s'agit d'installations temporaires. Et pour le temporaire, on ne construit pas six mois à l'avance, donc la situation est normale. Il s'agit de finitions, à la fois sur les installations temporaires et à l'intérieur du hall."
Dans un monde en constante évolution, comment veillerez-vous à ce que les valeurs olympiques soient protégées et qu'elles continuent d’avoir de l’influence ?
Présidente Kirsty Coventry : "C'est non seulement notre travail, mais aussi notre devoir envers l'ensemble du Mouvement [olympique] que de vraiment maîtriser cette question et de comprendre la situation qui évolue constamment. Il y a 10 ou 15 ans, les choses changeaient tous les deux mois, voire tous les ans. Aujourd'hui, comme c'est le cas dans d'autres secteurs tels que la technologie, la situation évolue chaque jour ; nous devons donc rester attentifs. Je pense que c’est indispensable si nous voulons préserver la pertinence, le sens et l'importance des Jeux, et c'est ce que nous continuerons à faire. Nous devons surveiller tout cela. Nous ne pouvons ignorer la réalité des choses. Au fil des discussions menées dans le cadre de Fit for the Future, nos priorités se dessinent et des pistes stratégiques émergent. Nous devons maintenant analyser ces éléments en tant qu'organisation et en tant que mouvement sportif. Mais pour pouvoir mettre en œuvre tout cela, nous allons devoir comprendre et appréhender les domaines et le milieu dans lesquels nous travaillons. Pour moi, il est donc très clair que nous allons continuer à faire ce que nous avons fait jusqu'à présent, c'est-à-dire observer et essayer de comprendre les différents changements qui s'opèrent. Nous allons travailler sans relâche pour protéger les Jeux Olympiques et la tribune qu'ils représentent, car je pense, encore une fois, qu'ils montrent comment nous pourrions vivre, à l'instar du village olympique où, dans le cas des Jeux de Milano Cortina [2026], plus de 90 Comités Nationaux Olympiques seront présents. Tous se respecteront, tous trouveront un moyen de se comprendre, de tisser des liens, car tous ont suivi leur propre chemin pour arriver jusqu’ici et ce chemin n'a pas été un long fleuve tranquille. Tous les athlètes ont des hauts et des bas, mais le sport a ceci de formidable qu'il fédère. Il n'est pas nécessaire de parler la même langue pour comprendre ce que chacun essaie d'accomplir ou pour s'apprécier. Pour moi, ce sont des valeurs que nous devons absolument protéger, surtout dans le monde actuel, des valeurs dont l'importance ne doit pas être négligée pour nos communautés, pour nos familles, pour nos fils, pour nos filles, pour les générations à venir."
Quels enseignements le CIO espère-t-il tirer de ces Jeux en matière de durabilité, et quels sont pour vous les défis liés à l'organisation des Jeux sur un territoire aussi vaste ?
Présidente Kirsty Coventry : "C’est une question qui fait débat. Nous devons trouver le juste équilibre entre, d’un côté, les impératifs de durabilité et les décisions prises en leur nom, et de l’autre, l’expérience des fans, des CNO [Comités Nationaux Olympiques] et des athlètes. Compte tenu du modèle actuel, je pense que nous avons fait le bon choix en privilégiant des Jeux plus dispersés sur le plan géographique. Mais cela s'est accompagné, et je pense que nous pouvons tous le dire très ouvertement et en toute honnêteté, de complexités supplémentaires. Pour les médias, pour les transports, pour le CIO, pour OBS [services olympiques de radio-télévision], pour les CNO. Ce que nous constatons déjà, et ce que nous allons pouvoir apprendre de Milano Cortina [2026], c'est qu'à la fin des Jeux, nous pourrons examiner ces éléments et, d'une certaine manière, en évaluer le coût, si je peux m'exprimer ainsi. Ces complexités supplémentaires, qu’ont-elles apporté en définitive, et à quoi les Jeux auraient-ils ressemblé sans ces choix, sans l'ajout de telle discipline par exemple ? Ce sont des questions que nous allons devoir nous poser.
Je pense que les Jeux de Milano Cortina 2026 vont nous permettre d'avoir ces discussions. Elles ont déjà lieu au sein du groupe de travail sur le programme olympique, car c'est le mandat qui lui a été confié : examiner le programme. Lorsque nous nous penchons sur le programme, nous nous intéressons aussi à la durabilité, à la répartition des sites, au résultat final. C'est un débat beaucoup plus vaste, mais je pense que nous avons déjà compris qu'il n'y a pas de réponse simple. Je pense qu'au départ, nous nous sommes tous dit : 'Bon, les sites seront un peu plus dispersés pour des questions de durabilité.' Et c'est vrai, mais cela a rendu l'organisation des Jeux plus complexe.
Nous savons au CIO que pour les services olympiques de radio-télévision, nous avons dû répartir davantage nos équipes et en affecter certaines à des domaines bien précis, ce que nous n'aurions peut-être pas fait si nous avions été plus proches les uns des autres. Je pense donc, encore une fois, que cette expérience sera constructive. Je pense que les résultats que nous obtiendrons seront positifs, car ils nous permettront de nous réorganiser et de nous adapter pour l'avenir. Et c'est une bonne chose. Parfois, nous devons tester de nouvelles choses, voir si elles fonctionnent. Si ce n'est pas le cas, nous devons alors analyser la situation et nous demander comment faire la prochaine fois. Et c'est ce que nous avons hâte de voir, je pense."
Christophe Dubi : "Pour organiser un événement aussi complexe que les Jeux [Olympiques], il faut travailler avec ce que l'on a. Comme je l'ai déjà dit, ce n'est ni Beijing [2022] ni PyeongChang [2018], ni même l'Utah [2034]. Nous devons nous adapter au territoire. Le choix se fait donc d'abord en fonction de ce que l'on a à sa disposition. Et ici nous avons Milan et les Alpes du Nord. C'est donc une géographie assez complexe à laquelle il faut s'adapter.
Pour moi, le premier élément qui permettra de mesurer le succès des Jeux est l'expérience. Et cela commence toujours par les athlètes. La présentation des principaux éléments des cérémonies olympiques, notamment de la cérémonie d'ouverture, imaginées par Marco Balich – j'ai d'ailleurs dîné avec lui il y a quelques jours – m'a donné des frissons. Pour la première fois, et c'est une prouesse, les cérémonies se dérouleront sur quatre sites. Les skieurs par exemple n'ont jamais pu assister à une cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. Cette fois-ci, qu'ils soient à Livigno, Cortina ou Predazzo, les athlètes pourront défiler sur le Corso Italia comme ils l'ont fait en [19]56 – n'est-ce pas formidable ! J'espère que l'on saluera les efforts du comité d'organisation dont l'unique objectif était d'offrir les meilleures conditions de compétition possibles, ce qui est le cas. Ensuite, la cérémonie permet de vivre une expérience forte qui rassemble les communautés.
Ce point, concernant l’accès des non-détenteurs de droits médias aux athlètes dans le Parc des Champions à Paris, est important. Il y aura un Parc des Champions dans chaque région hôte. Le dernier que j'ai visité était à Predazzo. Les membres de la communauté olympique attendent de voir tous les athlètes, en particulier les spécialistes du saut à ski et du ski de fond, présents et intégrés à la communauté.
Ce que nous pouvons offrir aux athlètes, c'est une expérience de premier ordre. Une fois cela dit, il est essentiel de prendre en compte la durabilité sous plusieurs angles : financier, environnemental et social. Comme l’a souligné la présidente du CIO, nous avons veillé à ce que les déplacements se fassent en train ou via les transports publics. Nous avons également demandé à tous les membres de la famille olympique de réduire au minimum les déplacements entre les noyaux, ce afin de limiter l’impact environnemental et social. Quant à l’aspect social, nous avons cette dichotomie : soit nous sommes tous ensemble, ce qui est presque impossible, soit nous offrons une expérience aux communautés locales. Ces dernières sortiront renforcées de cette édition des Jeux, avec un meilleur accès aux sites, notamment grâce à des investissements dans les infrastructures routières. L'énorme investissement consenti par le gouvernement italien dans ces domaines aura un impact très positif sur les communautés locales. Toutefois, il est encore trop tôt (nous sommes avant les Jeux) pour évaluer l’ampleur de ces effets. Cela devra être mesuré après la manifestation olympique. Mais avant tout, la cérémonie d’ouverture promet d’être exceptionnelle. Je vous assure, elle donnera des frissons à tout le monde. Ce sera un moment incroyable à tous les niveaux."
Que pensez-vous de l'annonce du comité d’organisation de Milano Cortina 2026 concernant les vasques olympiques à Milan et à Cortina, et du relais de la flamme olympique jusqu'à présent ?
Présidente Kirsty Coventry : "Parlons des deux vasques. Chaque comité d'organisation, chaque hôte, peut proposer des idées originales, et je pense que celle-ci fait partie de celles qui nous enthousiasment beaucoup. Cela rejoint notre vision de la cérémonie d’ouverture, avec l’inclusion des quatre villages olympiques et la participation des athlètes. J'ai évoqué dès le début l’engouement suscité par les images du relais de la flamme olympique. C’était un moment très émouvant pour moi d’allumer la flamme pour la première fois à Olympie, de participer à la première partie de la cérémonie à Rome et de suivre son parcours à travers l’Italie. Le relais de la flamme a pour objectif d’inclure tout un chacun, sans distinction. C’est là la mission même des Jeux Olympiques. Je reconnais que la tâche du comité d’organisation était ardue, l’important étant de s’assurer que tout le monde se sente inclus. Je suis convaincue que l’équipe fait un excellent travail. Quant au relais de la flamme, j’espère que tout le monde se sentira inspiré et fier. De ce que nous avons déjà vu et que nous verrons sur place en Italie la semaine prochaine, c’est le cas. Le relais traverse toute l’Italie, incluant toutes les régions, ce qui est vraiment fondamental. Le travail réalisé par le comité d’organisation est excellent, et comme je l’ai déjà dit, d’après ce que nous avons constaté, les réactions sont très positives."
Pouvez-vous nous dire quand seront communiquées les dernières activités du groupe de travail sur la protection de la catégorie féminine ?
Présidente Kirsty Coventry : "Ce n’est pas lors de la Session du CIO à Milan que nous communiquerons les dernières conclusions du groupe de travail sur la protection de la catégorie féminine. Les membres du groupe prennent le temps nécessaire pour examiner toutes les questions avec soin.
Il n'y a donc pas encore de conclusions. Le groupe travaille encore sur ce sujet, et je préfère ne pas spéculer sur ce qui a été pris en compte ou non. Je préfère répondre à cette question en toute sincérité et en fournissant des informations exactes. Nous pourrons envisager une présentation dans les mois à venir, après les Jeux de Milano Cortina 2026. Mais pour l'instant, aucune décision finale n’a été prise. Le travail est en cours."
Compte tenu du contexte géopolitique actuel, des discussions ont-elles eu lieu avec le gouvernement américain ou d'autres acteurs clés sur la manière dont ces questions pourraient affecter les préparatifs des Jeux de Los Angeles ?
Présidente Kirsty Coventry : "Au CIO, nous sommes toujours informés des discussions géopolitiques et politiques qui ont lieu, mais il est important de rappeler que ce n’est pas notre rôle de commenter les discussions sur la souveraineté ou les enjeux politiques. Nous sommes une organisation sportive. Notre mission est de garantir que tous nos Comités Nationaux Olympiques soient représentés à toutes nos éditions des Jeux. Nous continuerons à soutenir chacun d’entre eux du mieux que nous pouvons.
En ce qui concerne les États-Unis, nous n'avons pas encore eu de communication formelle avec la Maison Blanche. Nous avons pris connaissance de l’annonce officielle de l’équipe du président Donald Trump. Nous sommes donc impatients de rencontrer le vice-président et son équipe aux Jeux de Milano Cortina 2026. Les discussions avec Los Angeles progressent très bien. Nous sommes en communication avec Casey (Wasserman), avec Gene Sykes (président de l'USOPC), avec l'USOPC, ainsi qu’avec toutes les parties prenantes au niveau local. À ce jour, ces échanges sont très positifs et vont dans la bonne direction."
Des nouvelles des Olympic Esports Games et de l'accord mettant fin à la coopération avec le Comité Olympique et Paralympique saoudien ?
Présidente Kirsty Coventry : "En ce qui concerne l’e-sport, deux points sont à retenir. Il n'a jamais été question de confort ou d’inconfort. L’objectif était de se réunir et, dès le lancement du processus "Pause and Reflect" en juin dernier, nous avons vu l'ampleur des retours de l’ensemble du Mouvement olympique. Ce processus "Pause and Reflect" s’inscrit dans notre volonté d’être "Fit for the Future" (commentaires des parties prenantes), de nous assurer que nous nous adaptons aux attentes et aux réalités de demain, tout en maintenant l’intégrité du Mouvement olympique. Cela nous a vraiment donné l'occasion, au sein du Mouvement, d'être très clairs sur ce que nous voulons pour l'avenir. Les discussions avec l’Arabie saoudite ont été fructueuses, et nous avons eu l’occasion de réfléchir ensemble à la meilleure façon de procéder. Les deux parties étaient d’accord sur cette décision, et ces conversations se poursuivent. Le Mouvement olympique souhaitait obtenir des éclaircissements à ce sujet. C'est donc tout simplement la raison pour laquelle nous avons pris cette décision, selon un accord mutuel. Nous avons eu des conversations ici à Lausanne avec l'Arabie saoudite et l'équipe. Je pense donc que nous sommes sur la bonne voie et que cette période "Pause and Reflect" donne également au Mouvement [olympique] le temps de mieux comprendre. Certaines fédérations sont vraiment très proactives. Elles sont déjà présentes dans la communauté des joueurs, mais d'autres le sont moins. Il s'agit donc de donner à chacune la possibilité de se positionner sur ce que l’intégration de l’e-sport signifie, tant individuellement que collectivement. C’est dans ce cadre que nous avons pris cette décision."