Participation et implication des femmes

Pour la première fois de l’histoire des Jeux Olympiques, des épreuves féminines ont été ajoutées aux compétitions de natation et de plongeon. Des tâches ont également été confiées aux femmes dans les coulisses de l’organisation de l’événement. 

6. Female participation and involvement
© 1912 / Comité International Olympique (CIO) – Tous droits réservés - Les Jeux Olympiques de Stockholm 1912 ont été marqués par l’organisation des premières compétitions de natation et de plongeon féminines.

À l’époque, participer à des épreuves olympiques relevait du défi pour les femmes, les responsables sportifs n’étant globalement pas favorables à ce que les femmes pratiquent une activité sportive. Pour preuve, si la Fédération de natation de la Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie) a pu à l'époque autoriser les nageuses Fanny Durack et Mina Wylie à participer aux Jeux, ce fut à la condition qu’elles se rendent en Suède à leurs frais. C'est donc grâce à un appel aux dons fructueux qu'elles purent toutes deux faire le voyage, qui fera entrer Fanny Durack dans l'histoire olympique en tant que toute première femme à être sacrée championne olympique de natation, en remportant l’or au 100 m nage libre juste devant sa compatriote.

L’autre épreuve de natation féminine était le relais 4 x 100 m nage libre, remporté par la Grande-Bretagne. Lors de l'unique épreuve de plongeon féminin (tremplin de 10 m), les plongeuses suédoises ont remporté l'or et l’argent.

Sur les 2 407 athlètes en lice aux Jeux de Stockholm 1912, seulement 48 étaient des femmes. Pour ceux de Paris 2024, la moitié des quotas d’athlètes était attribuée à des femmes.

Plus de 20 femmes occupaient des postes dans l’administration et la correspondance au secrétariat général des Jeux Olympiques de 1912, ce qui mérite d’être souligné dans la mesure ce n’était pas quelque chose de courant à cette époque. Œuvrant en coulisses, leurs efforts ne furent qu’à peine salués.

Le principe d’égalité des genres est aujourd'hui entériné dans la Charte olympique, qui établit que l’un des rôles du CIO est « d’encourager et soutenir la promotion des femmes dans le sport à tous les niveaux et dans toutes les structures ». En reconnaissance de l’importance de l’égalité des genres pour garantir l’efficacité de l’administration sportive, la commission exécutive du CIO a recommandé en décembre 2016 que les membres du Mouvement olympique se fixent comme objectif d’atteindre au moins 30 % de femmes dans leurs instances dirigeantes d’ici 2020. Les exigences en matière d’égalité des genres ont également été inscrites dans les principes de base de bonne gouvernance au sein du Mouvement olympique, définis dans le Code d’éthique du CIO.