La renaissance de Rome
En préparation des Jeux Olympiques de Rome en 1960, un vaste projet d'aménagement urbain a été lancé dans la capitale italienne, le plus important jamais entrepris par une ville hôte à l’occasion des Jeux Olympiques.
Ce projet, dont les plans furent élaborés en 1954, prévoyait l'achèvement d'un nouvel aéroport, la construction d'une artère principale et le développement des infrastructures touristiques de Rome. Il soulignait la capacité des Jeux Olympiques à agir comme un catalyseur du développement urbain, au-delà de la seule construction de sites sportifs.
L’aéroport Leonard de Vinci de Fiumicino est devenu la plaque tournante de Rome pour le trafic aérien intérieur, européen et intercontinental après les Jeux. Il a exercé un impact colossal sur l’expansion de la ville du côté ouest dans les années qui ont suivi. Bien que l'aéroport ait été prêt à temps pour les Jeux Olympiques de 1960, il n'a été utilisé que pour l'arrivée de la délégation soviétique, avant d'être fermé plusieurs mois pour des raisons techniques. Il s'est agrandi au cours des années suivantes jusqu’à se classer au huitième rang européen en 2019, avec ses 43,35 millions de passagers.
La Via Olimpica, longue de 15 kilomètres, a été construite pour relier les deux principaux sites sportifs utilisés lors des Jeux Olympiques : le Foro Italico, où se trouve le Stadio Olimpico, et le complexe de l'Exposition Universelle de Rome (EUR), qui abrite le Palazzo dello Sport, construit pour les compétitions de basketball et de boxe. Pensée pour faciliter l’accès aux sites des athlètes et des visiteurs, cette artère visait également à régler les problèmes d’embouteillages causés par les matches de football qui se déroulaient au Stadio Olimpico. Même si, à l’origine, cett artère n’a pas réglé les problème sliés à l’augmentation de la circulaiton engendrée pendant les Jeux, ce qui entraîna la mise en place de restrictions d’utilisation, elle fut prolongée quelques années plus tard pour rejoindre un périphérique intérieur qui dessert une bonne partie de la ville.
Pour faire face à l'afflux de touristes attendus pendant les Jeux Olympiques, le ministère italien du Tourisme et des Loisirs (accorda des prêts bancaires pour la reconstruction et la rénovation des hôtels et des maisons d'hôtes de la capitale italienne. Ce programme a permis d'augmenter de 12,5 % le nombre de lits mis à la disposition des touristes entre 1958 et 1960, les structures d'hébergement passant de 712 à 826. La qualité des hébergements s’est également améliorée. Les salles de bains se sont multipliées et les terrains de camping ont fleuri dans et autour de la capitale italienne afin de répondre à la demande. Depuis, Rome n'a cessé d'agrandir son parc hôtelier et compte aujourd'hui environ 1 000 hôtels.
Le développement urbain s'est poursuivi avec un nouveau réseau municipal d'approvisionnement en eau, un meilleur éclairage des rues, la mise en lumière des monuments, des améliorations esthétiques et la construction d'un village olympique d'avant-garde, dans le nord de la ville. Véritable vitrine proposant 1 800 logements, ce village est devenu un quartier résidentiel après les Jeux Olympiques. Laissé à l’abandon pendant de nombreuses années après la dissolution de son instance administrative, le quartier a été rénové ces dernières années, après l’installation de nouvelles institutions culturelles à proximité, dont le musée Maxxi, musée national des Arts du XXIe siècle.