La Moldavie gagne en visibilité et fait un bond dans le futur grâce à une stratégie numérique 

Petits pas – grand impact

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© L’archer Dan Olaru premier Moldave à se qualifier pour Paris 2024, et le logo de son CNO

La Moldavie est une enclave située en Europe de l’Est, entre la Roumanie à l’ouest et l’Ukraine à l’est.

C’est un bon exemple de CNO de petit État. Selon sa secrétaire générale, Cristina Vasilianov, son budget annuel total avoisine le million d’USD.

En 2024, malgré un budget serré, la communication numérique ouvre une fenêtre d’opportunité pour se démarquer des autres. Une petite opportunité pouvant tout à fait porter de gros fruits.

« Personne ne connaît la Moldavie », a déclaré Cristina Vasilianov. « Si vous posez la question aux membres du CIO ou à mes collègues internationaux, vous pouvez être certains que personne n’est jamais venu en Moldavie. »

Ce pays voisin de l’Ukraine a inévitablement senti les répercussions de la guerre déclarée en 2022. L’afflux de réfugiés n’a pas arrangé sa situation. La Moldavie est considérée comme ayant l’un des PIB par habitant les plus bas d’Europe.

Pour le CNO, comme pour la plupart des CNO à travers le monde, les fonds de la Solidarité Olympique sont essentiels. Le CNO de Moldavie ne compte que 13 employés à temps plein. « Il faut être photographe, chauffeur, faire le ménage... Le nombre d’employés est tellement réduit que je participe à toutes les tâches », a déclaré Cristina Vasilianov, ancienne escrimeuse qui remplit depuis 15 ans la fonction de secrétaire générale de son CNO.

Il y a tellement de choses à faire et si peu de mains pour les exécuter, alors pourquoi consacrer du temps et des ressources, et quels types de ressources, à une stratégie axée sur la numérisation et, de surcroît, sur une communication tournée vers l’extérieur ? Pourquoi investir ? Que peut-on en espérer ? Quels avantages en tirer ? Il se trouve que la Moldavie a une réponse toute simple à toutes ces questions, qui pourraient bien servir d’exemple au monde entier.

La Solidarité Olympique a parrainé un séminaire régional sur la communication numérique et les médias, organisé une première fois en 2019 par le CNO d’Azerbaïdjan, puis à deux autres reprises, dont une fois à Lausanne en décembre 2023 : cette session a attiré 17 CNO venus de trois continents et a pu bénéficier de l’expertise de l’ACNO et de l’équipe du CIO en charge des activités numériques.

Cette initiative unique a permis aux CNO de partager leurs connaissances et leurs meilleures pratiques : importance de laisser les athlètes raconter leur histoire, solutions basées sur l’IA pour améliorer la productivité, l’analyse des données et les contenus, défis auxquels les FI sont confrontées sur le plan numérique dans le cadre des Jeux Olympiques, enseignements tirés des Jeux européens de 2023 en Pologne, du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne en Slovénie et des Jeux asiatiques en Chine. Le CNO d’Azerbaïdjan a également expliqué comment la création de contenu axée sur les sponsors dans les médias sociaux pouvait insuffler une dynamique de changement.

En Moldavie, Cristina Vasilianov avait entre-temps obtenu un financement de la Solidarité Olympique, par l’intermédiaire du programme d’échanges entre CNO, et des conseils techniques de la part des équipes des relations institutionnelles avec les CNO et des services de télévision et de marketing du CIO.

Un premier projet a permis de faire passer la comptabilité interne à l’ère du numérique. « Nous avons fait un bond, du 19e au 21e siècle », a-t-elle affirmé. Ensuite, le logo du CNO « Team Moldova » a été modernisé, puis il y a eu une campagne, avec une toute nouvelle identité visuelle, axée sur chaque athlète. Pour quel résultat ? Le CNO a déjà signé avec un nouveau sponsor, une banque, et d’autres sont dans sa ligne de mire.

« Je ne peux pas dire que tout ça, c’est dû au nouveau logo. Nous avions des relations », dit Cristina Vasilianov, avant de se reprendre : « Mais soyons francs, c’est aussi grâce au nouveau logo, à cette campagne et toute l’attention qui en a découlé. Je dirais que oui, ce logo fait bien son travail. »

Elle indique en souriant : « La Moldavie commence à être visible. Avant, nous étions invisibles. Tout ça, c’est grâce au numérique. Plus nous passerons au numérique, plus nous aurons de temps ».

« Naturellement, le but est de trouver encore plus de nouveaux sponsors », a-t-elle ajouté. « Nous avons énormément de projets. Il n’y a pas de limite quand on parle du numérique ».