#Jour de la Terre2023 : Cinq façons dont le Mouvement olympique investit dans notre planète

Cette année, le thème du Jour de la Terre - Investir dans notre planète – montre combien il est important de consacrer du temps et des ressources à la résolution des problèmes liés au changement climatique. Le Mouvement olympique apporte sa contribution à la cause défendue par cette journée en réduisant l'empreinte environnementale des Jeux Olympiques, en promouvant des solutions novatrices grâce au sport et en se mobilisant pour rendre le sport plus durable.

#Jour de la Terre2023 : Cinq façons dont le Mouvement olympique investit dans notre planète
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Voici cinq exemples de la manière dont le Mouvement olympique investit dans notre planète :

1 - Alimentation durable - Au menu de Paris 2024

Les systèmes alimentaires mondiaux sont soumis à une pression énorme, liée au changement climatique, aux pratiques agricoles non durables, à l'accélération du déclin de la biodiversité et à la dégradation des sols.

Une partie essentielle de la solution à ces phénomènes réside dans l'évolution des habitudes alimentaires.

Grâce à sa plateforme, Paris 2024 s'attachera à démontrer qu’une alimentation plus équilibrée et respectueuse de l'environnement peut être adoptée à grande échelle.

Les Jeux Olympiques de l'année prochaine comportent six engagements sur le plan alimentaire pour l’ensemble des participants - spectateurs, athlètes, personnel, volontaires, médias et famille olympique et paralympique - et sur tous les sites. Les organisateurs s’engagent à :

  • réduire de 50 % l'empreinte carbone de chaque repas, par rapport à un repas français moyen, en doublant la quantité d'aliments d'origine végétale parmi d'autres mesures ;
  • réduire de moitié l'utilisation de plastique à usage unique par rapport à des événements similaires et aux éditions précédentes des Jeux Olympiques, par exemple en installant des fontaines et en utilisant des bouteilles en verre consignées ;
  • faire appel à des sources d'approvisionnement gérées localement : 80 % des aliments seront produits en France, dont un quart à moins de 250 km du lieu de consommation ;
  • lutter contre le gaspillage alimentaire en contrôlant soigneusement les portions et quantités, en encourageant les recettes "zéro déchet" et les bons comportements ;
  • garantir la réutilisation de tout le matériel de restauration pour des événements futurs ;
  • réserver 15 % des emplois aux personnes en situation de handicap ou défavorisées ;

Quelque 13 millions de repas durables devraient être servis pendant les Jeux !

© Paris 2024

2 - L'hydrogène propre – Sous les projecteurs des Jeux

Alors que le changement climatique menace de plus en plus notre avenir, l’hydrogène a été utilisé lors des dernières éditions des Jeux Olympiques afin d’en apprécier tout le potentiel. L'hydrogène n'émet aucun gaz lorsqu'il est produit à partir d'énergies renouvelables. Il pourrait jouer un rôle essentiel dans la transition vers des sociétés décarbonées. Son utilisation offre à l'heure actuelle quelques-unes des meilleures perspectives de réduction et de suppression des émissions de CO2 dues à l'aviation, au transport maritime et à l'industrie.

Les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ont réservé un rôle de premier plan à l'hydrogène. Le village olympique a fonctionné à l'hydrogène pour l'électricité et le chauffage. Le partenaire olympique mondial Toyota a fourni environ 500 véhicules Mirai à hydrogène pour le transport du personnel et des officiels. Et pour la première fois dans l'histoire des Jeux Olympiques, l'hydrogène a été utilisé comme combustible pour les vasques olympique et paralympique à Tokyo.

Plus récemment, lors des Jeux Olympiques de Beijing 2022, des véhicules à hydrogène ont été utilisés à Zhangjiakou, l'une des zones de compétition des Jeux, pour montrer le potentiel de ce gaz.

Par ailleurs, au siège du Comité International Olympique (CIO) à Lausanne des véhicules fonctionnant à l'hydrogène, fournis par le partenaire olympique mondial Toyota, sont utilisés pour le transport des invités et des officiels. La flotte du CIO a valeur de test et impulse une dynamique verte dans la région.

© IOC

3 - Centre aquatique de Paris 2024 - Au service des athlètes et de la planète

Afin de réduire le coût et l'empreinte carbone des Jeux Olympiques, l'Agenda olympique 2020 exige des organisateurs des Jeux qu'ils évitent la construction de nouveaux sites à moins qu'il existe un besoin à long terme. Les organisateurs de Paris 2024 utiliseront des infrastructures existantes ou temporaires pour 95 % des sites. Le centre aquatique olympique, seul nouveau site de compétition construit pour les Jeux Olympiques, montre l'héritage pouvant être laissé aux populations locales - tout en respectant la planète.

Les matériaux de construction utilisés sont bio sourcés, l’ossature et la charpente en bois se fondant parfaitement dans le paysage avoisinant.

Par ailleurs, son toit de 5 000 m2 sera recouvert d'une structure innovante de panneaux photovoltaïques. Il s'agira de l'un des plus grands parcs solaires urbains de France. Sa conception novatrice a été pensée pour augmenter l'efficacité énergétique tout au long de la durée de vie du bâtiment.

L'intérieur sera aménagé avec des matériaux recyclés, tous fabriqués en France, afin de mettre en valeur l'expertise environnementale de l'Hexagone. Les sièges seront entièrement fabriqués à partir de déchets plastiques locaux et par un fournisseur local.

Après les Jeux, le centre aquatique sera transformé en une installation sportive polyvalente. Il pourra passer d'une salle de 5 000 places à une salle de 2 500 places, répondant ainsi aux besoins des collectivités locales de Seine-Saint-Denis, une région qui manque actuellement d'installations de natation.

© Paris 2024

4 - Le sport au service de la nature - protéger la planète grâce au sport

Pour protéger la santé de la planète et faire face au changement climatique, il est essentiel de lutter contre la dégradation de la nature. Selon le Forum économique mondial, la perte de biodiversité représente le quatrième risque le plus important pour l'économie mondiale. L'absence de réponse au changement climatique et à la perte de biodiversité figure parmi les cinq risques les plus graves auxquels le monde est confronté à long terme.

En décembre 2022, le CIO - en partenariat avec l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB), a fixé le tout premier cadre "Sports for Nature" ("Le sport au service de la nature"). Son objectif est de transformer la relation entre le sport et la nature, en veillant à ce que le sport réduise son impact et utilise son influence pour contribuer à la restauration et à la protection de cette dernière.

Le CIO et Paris 2024 sont au nombre des premiers signataires de ce cadre, qui réunit des fédérations sportives, des ligues, des clubs et des organisateurs d'événements. Ils s'engagent à protéger la nature contre les dommages causés aux espèces et habitats importants, à restaurer les écosystèmes clés, à mettre sur pied des chaînes d'approvisionnement durables et à sensibiliser et montrer l’exemple qui inspirera la communauté sportive au sens large.

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5 - La Forêt olympique - faire pousser des arbres dans les zones arides d'Afrique

Les zones arides africaines sont exposées aux effets dévastateurs du changement climatique car la hausse des températures et l'évolution des conditions météorologiques menacent la survie des populations locales. La surexploitation des terres, notamment par le déboisement et le surpâturage, signifie que les sols perdent de leur fertilité et, la plupart du temps, deviennent moins productifs. De nombreuses personnes ont du mal à produire suffisamment de nourriture. La pauvreté et les flux migratoires augmentent.

En 2021, le CIO a lancé une initiative visant à planter 590 000 arbres indigènes dans 90 villages du Mali et du Sénégal, pays hôte des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026.

Ces arbres offrent des solutions vitales. Ils absorbent le dioxyde de carbone, l'une des principales causes du changement climatique. Ils améliorent également la fertilité des sols, préviennent l'érosion et fournissent de l'ombre. Même lorsque la sécheresse entraîne la perte des récoltes, de nombreux arbres sont capables de survivre, produisant des fruits, des noix et des graines destinés à la vente ou à la consommation. Ces arbres peuvent ainsi aider les populations locales à s'adapter au changement climatique et accroître leur sécurité alimentaire et économique.

Le CIO et son partenaire de mise en œuvre TreeAid collaborent étroitement avec les populations locales et s'assurent qu'elles sont prêtes à apporter leur contribution au projet, les associent au processus de sélection des espèces et les dotent des compétences nécessaires pour qu'elles puissent s'occuper des arbres à l'avenir.

Forêt olympique

La forêt olympique fera partie de la Grande Muraille verte, une initiative qui a pour ambition de restaurer les écosystèmes dégradés dans la région du Sahel en Afrique. Quelque 590 000 arbres indigènes seront ainsi plantés dans près de 90 villages du Mali et du Sénégal – hôte des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026 – sur une superficie totale de 2 000 hectares environ.