Innovations technologiques
Les Jeux Olympiques de Londres 1948 ont été marqués par deux évolutions majeures dans la technologie pour les épreuves d'athlétisme : l'introduction des pistolets de départ automatisés et des starting blocks pour les épreuves de sprint.
Le pistolet de départ révolutionnaire utilisé aux Jeux de Londres 1948 était relié à un système connu sous le nom de Magic Eye. Développé par OMEGA, chronométreur officiel des Jeux Olympiques depuis l'édition de Los Angeles 1932, ce dispositif projetait un faisceau lumineux sur la ligne d'arrivée. Lorsqu'un athlète traversait ce faisceau lumineux, les chronographes du système étaient déclenchés. Précise au millième de seconde près, la caméra photo-finish représentait une amélioration considérable par rapport au système utilisé lors des Jeux Olympiques de Berlin 12 ans plus tôt : un pistolet de départ et des chronomètres portatifs.
Les pistolets de départ actuels ne sont pas en fait pas des pistolets. Le dispositif de départ électronique futuriste d'OMEGA est connecté aux chronomètres officiels, aux starting blocks et aux haut-parleurs placés derrière chaque coureur, ce qui permet de s'assurer que tous entendent le départ en même temps. Le dispositif clignote également lorsqu'il est activé, ce qui permet aux spectateurs de le voir.
Depuis leur introduction aux Jeux de Londres 1948, les starting blocks ont été utilisés à toutes les éditions des Jeux Olympiques qui ont suivi et sont désormais obligatoires pour les compétitions de haut niveau. Les starting blocks d'aujourd'hui qui réagissent à la pression font plus qu'aider les athlètes à s'élancer rapidement. Ils garantissent également l'égalité des chances pour tous les athlètes en détectant les faux départs. Connectés sans fil aux pistolets de départ et dotés de capteurs qui mesurent 4 000 fois par seconde la force exercée par l'athlète contre le cale-pied, ils peuvent déterminer si un sprinteur réagit au son émis en moins d'un dixième de seconde, ce qui équivaut à un faux départ. À la suite d'un changement de règles en 2010, un faux départ dans un sprint entraîne une disqualification immédiate.
Avant les Jeux de Londres 1948, les sprinteurs creusaient de petits trous dans les pistes, qui étaient faites d'argile, de terre ou de cendres. Afin de les aider à prendre des départs plus rapides et plus explosifs, un entraîneur américain a déposé en 1927 un brevet pour un cale-pied portable. Bien que la technologie des starting-blocks se soit développée dans les années qui ont suivi, ce n'est qu'en 1938 que la Fédération internationale d'athlétisme amateur (IAAF) – aujourd'hui World Athletics – a officiellement approuvé leur utilisation.