Innovations sportives

Cortina d'Ampezzo 1956 a été marquée par plusieurs avancées technologiques, tant sur l'aire de compétition qu'en dehors.  

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© 1952 / Comité International Olympique (CIO) - Le skieur suisse Andreas Dascher participe à l'épreuve individuelle masculine de saut à ski à Cortina d'Ampezzo 1952 en utilisant sa célèbre “technique Dascher” pour sauter plus loin, 14 février 1952.

Afin d'améliorer la précision du chronométrage, les VIIes Jeux Olympiques d'hiver ont été marqués par des avancées significatives dans le domaine de la mesure du temps. Avec une précision au centième de seconde, les résultats des épreuves de ski de fond ont défini une nouvelle norme de chronométrage que les fédérations sportives internationales ont décidé de respecter à l'avenir lors des grandes compétitions internationales. Le chronométrage a, depuis, encore évolué. À Rio 2016, Omega, le chronométreur officiel des Jeux, dévoile un appareil photo sur la ligne d’arrivée capable de prendre 10 000 images numériques par seconde tandis que son Quantum Timer, qui a fait ses débuts à Londres 2012, a une résolution optimisée de 1 μs (soit un millionième de seconde) et une précision 100 fois supérieure à ses prédécesseurs.

L'utilisation de portillons de départ dans les compétitions de ski alpin est une autre innovation majeure en lien avec le chronométrage. Auparavant, il fallait faire appel à des juges utilisant deux chronomètres synchronisés, l'un au départ et l'autre à l'arrivée. Ces nouveaux portillons sont équipés d’un avertisseur sonore pour prévenir l’athlète et d’un signal optique, similaire à un feu de circulation, pour déclencher automatiquement l'heure officielle de départ. Après le succès de leur introduction à Cortina d'Ampezzo en 1956, ces dispositifs ont, depuis, été utilisés lors de toutes les éditions des Jeux Olympiques d'hiver.

La retransmission des Jeux a également franchi des pas de géant. Cortina d'Ampezzo 1956 sont les premiers Jeux Olympiques d'hiver à avoir été retransmis en direct, en noir et blanc, auprès d’un public multinational. La couverture assurée par la RAI, le diffuseur public italien, est retransmise par Eurovision (qui fait désormais partie de l'Union européenne de radiotélévision (UER) dans huit pays européens : Belgique, Danemark, France, Pays-Bas, Italie, Suisse, Royaume-Uni et Allemagne de l'Ouest. Afin de faire vivre l'émotion des Jeux aux téléspectateurs dans leur pays respectif, la RAI avait placé quatre caméras à différents endroits sur la piste de bobsleigh, ce qui a permis aux téléspectateurs de suivre les athlètes pratiquement tout au long du parcours. La couverture télévisuelle des Jeux olympiques a désormais pris une tournure internationale, les Jeux de Pékin 2022 ayant été suivi par 2,01 milliards de personnes à travers le monde.

Sur le plan sportif, le saut à ski entra dans une nouvelle ère, avec l'avènement d'un style aérodynamique innovant, la “technique Dascher”. Mise au point par le Suisse Andreas Dascher au début des années 1950, cette technique consiste à garder le corps droit et les skis parallèles ; le skieur se penche le plus possible vers la pointe de ses skis et garde ses bras le long du corps. Rompant avec la tradition norvégienne qui consistait à plier le haut du corps et tendre les bras en avant par-dessus la tête, la technique Dascher a permis aux athlètes de sauter plus loin. Les Finlandais Antti Hyvarinen et Aulis Kallakorpi l'adoptèrent avec succès, lors de la seule et unique épreuve de saut à ski de Cortina d'Ampezzo 1956, sur le tremplin normal, s’arrogeant respectivement l'or et l'argent. Les sauteurs à ski d'aujourd'hui utilisent le style en V, inauguré par le Suédois Jan Bokloev au milieu des années 1980 ; la technique Dascher finit de tomber en désuétude au début des années 1990.