Innovations olympiques
Les Jeux de la IIIe Olympiade ont été marqués par une « dernière » et deux premières olympiques.
La coutume consistant à récompenser par des médailles d’or, d’argent et de bronze tous les athlètes ou équipes arrivés respectivement en première, deuxième et troisième places à l’issue d’épreuves olympiques a été instaurée à Saint-Louis en 1904. Bien que des médailles aient déjà été décernées lors des Jeux d’Athènes 1896 et Paris 1900, elles s’inscrivaient dans un assortiment éclectique de récompenses, certains athlètes recevant des trophées ou des coupes plutôt que des médailles. À titre d’exemple, lors des Jeux de la IIe Olympiade, une statue de cheval en bronze pesant 22 kg a été remise à un nageur pour le récompenser de sa victoire.
Les médailles remises à Saint-Louis 1904 étaient munies d’un ruban et d’une épingle pour les attacher à la poitrine des athlètes. Elles mesuraient 48 mm de diamètre, soit environ la moitié de la taille des médailles décernées à Tokyo 2020. Les médailles d’or étaient entièrement composées d’or, contrairement aux médailles olympiques d’aujourd’hui, qui sont en réalité un alliage de différents métaux.
Les Jeux de Saint-Louis 1904 furent également les premiers dans le cadre desquels des badges olympiques en métal (ou pins commémoratifs) furent distribués aux athlètes et aux officiels. Une tradition qui a vu le jour lors des tout premiers Jeux Olympiques modernes, qui se sont tenus à Athènes en 1896, mais alors sous la forme de petits disques en carton coloré. L'échange de ces pin's est devenu une pratique courante lors des Jeux ultérieurs, jusqu'à se démocratiser auprès des spectateurs lors des Jeux Olympiques d’hiver de Lake Placid 1980. Quatre ans plus tard, à Los Angeles, leur popularité était telle qu'on a vu apparaitre des vendeurs de badges et que les sponsors des Jeux ont emboîté le pas : lors des Jeux Olympiques d’hiver de Calgary 1988, Coca-Cola a même créé un centre international d’échange de pin’s, qui reste aujourd'hui un élément incontournable et populaire de toutes les éditions des Jeux Olympiques.
Enfin, les Jeux Olympiques de Saint-Louis 1904 furent les derniers dans le cadre desquels la plupart des athlètes représentaient leur club et non leur pays. Depuis Londres 1908, tous les athlètes en compétition représentent officiellement leurs nations respectives.