Gestion des déchets et des eaux usées

Deux projets majeurs accélérés par l’organisation des Jeux de Rio ont grandement amélioré les systèmes de traitement des déchets et des eaux usées de la ville.

8. Waste management and sanitation
© 2016 / Comité International Olympique (CIO) / KASAPOGLU, Mine - Tous droits réservés - L’organisation des Jeux a grandement accéléré les initiatives de gestion des déchets et des eaux usées.

L'organisation des Jeux de Rio a contribué à accélérer la mise en œuvre d'un projet d’assainissement de la zone ouest de la ville. Celui-ci consistait notamment à créer 10 nouvelles stations d’épuration et 2 100 km de système de collecte des eaux usées dans 21 quartiers de Rio habités par 1,7 million de personnes.

Le centre de traitement des déchets de Seropédica, ouvert en 2011, traite 10 000 tonnes de déchets par jour. Il vient remplacer la décharge de Gramacho, anciennement située sur la côte de la baie de Guanabara, et qui recevait l’essentiel des déchets de la ville.

Avant les Jeux, des rapports faisant état de niveaux anormalement élevés de virus et de bactéries dans la baie ont alerté les athlètes et les Fédérations Internationales de sport. La plupart des problèmes redoutés en matière de pollution des eaux ne se sont néanmoins pas matérialisés pendant les Jeux. Malgré les mesures prises pour améliorer la qualité de l’eau dans la baie de Guanabara, les objectifs à long terme annoncés par le gouvernement de l’État de Rio de Janeiro durant la procédure de candidature n’ont été que partiellement atteints. Les autorités ont notamment fait installer un nouveau système de canalisations pour détourner la pollution de Marina da Gloria, site des épreuves olympiques de voile, développé les capacités de traitement des déchets autour de la baie, fait installer des barrières sur les rivières locales pour réduire la quantité de déchets flottants et fait fermer les décharges de la zone.

En outre, une collaboration avec les coopératives de ramasseurs de déchets a eu plusieurs avantages pendant les Jeux, notamment l’amélioration des conditions de travail et de la rémunération des 240 professionnels travaillant sur le terrain pour le compte de 33 coopératives. Non content de pratiquement tripler leur salaire net, ces ramasseurs de déchets ont eu gain de cause sur une revendication de longue date, à savoir être payés non pas uniquement selon la valeur des matériaux collectés, mais aussi pour le service de recyclage en lui-même. Pendant les Jeux, les ramasseurs de déchets ont également sensibilisé le public à l’importance du recyclage. Les coopératives ont également pu bénéficier de formation et d’équipements gratuits de la part de Rio 2016 et de Coca-Cola.