Dix ans après : "Concourir aux JOJ a été une expérience particulière", a déclaré la star du BMX Twan Van Gendt

Dix ans après avoir remporté une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Singapour 2010, le champion du monde de BMX en titre, Twan van Gendt, originaire des Pays-Bas, revient sur son expérience aux JOJ et sur ses objectifs pour les Jeux de Tokyo 2020. 

Dix ans après : "Concourir aux JOJ a été une expérience particulière", a déclaré la star du BMX Twan Van Gendt

Cela fait dix ans que tu as fait tes débuts olympiques aux tout premiers JOJ. Quels souvenirs gardes-tu de l'édition de Singapour 2010 ?

"Les souvenirs de cet événement sont en fait vraiment géniaux. Si je me souviens de Londres, Rio et Singapour, mes deux éditions préférées étaient Singapour et Londres. Quand vous allez aux Jeux Olympiques, vous êtes dans une petite bulle et vous êtes vraiment concentré sur votre course. Mais j'ai passé quatre semaines entières à Singapour, j'ai pu tout vivre, comme la cérémonie d'ouverture, et cela m'a semblé très spécial."

© IOC

Comment est-ce de concourir aux JOJ ?

"Ce n'était pas très différent des Jeux Olympiques, en fait. Et c'était une bonne expérience à vivre, parce que quand vous allez aux Jeux Olympiques, l'ambiance est la même – vous êtes là avec différents types d'athlètes et chacun fait son truc. De plus, il y a cette ambiance d'équipe, où tout le monde se soutient les uns les autres sans vraiment se connaître. C'est génial. Vous avez la même passion et vous la partagez avec différents athlètes, différents sports, et vous apprenez de différents sports aussi."

Qu'est-ce que cela fait de remporter la médaille de bronze dans l'épreuve combinée par équipes mixtes ?

"Je n'étais pas super content à l'époque, mais avec le recul, je suis vraiment heureux. Je suis un athlète individuel et en BMX, j'aurais bien gagné la médaille d'argent, mais nous n'avons gagné des médailles qu'en équipe. En fin de compte, je suis assez content d'avoir la médaille de bronze. C'est un travail d'équipe."

L'édition de Singapour 2010 t'a-t-elle été utile lorsque tu as concouru aux Jeux Olympiques de Londres 2012 deux ans plus tard ?

"Oui, parce que toute l'expérience olympique n'était plus vraiment nouvelle ; j'y étais déjà allé. Les JOJ de Singapour étaient évidemment plus petits, mais l'événenent est organisé de la même façon, avec les mêmes protocoles et des choses comme ça. Donc, une fois que vous y êtes allé, vous pouvez dire : 'Ok, je sais comment ça marche'."

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Comment était-ce de concourir à Londres à peine deux ans après les JOJ ?

"J'étais tellement heureux d'être à Londres parce que je ne m'y attendais pas. Je me suis tellement entraîné. Et puis, si je regarde ma course, j'ai presque obtenu la meilleure place en finale, mais j'étais trop novice pour y décrocher une médaille. J'ai gagné la troisième manche de la demi-finale, en battant les gars qui ont fini par remporter l'or, l'argent et le bronze, donc j'étais assez bon, mais mentalement, je n'étais pas prêt à réaliser une grande performance dans ce dernier tour."

Cela t'a-t-il rendu plus déterminé à revenir te battre pour une médaille aux Jeux Olympiques de Rio 2016 ?

"Oui, c'est certain, et les Jeux de Rio étaient censés être mon moment, parce que j'étais prêt pour cela. J'avais gagné, et puis les choses ont pris une autre direction et je me suis raté en demi-finale, et vous partez – pas d'épreuve principale, pas de finale – et la pilule a du mal à passer. Et puis six mois plus tard, j'ai vraiment dû lutter pour retrouver un rythme. En 2018, j'ai pris la décision de quitter l'équipe nationale et je me suis choisi un entraîneur. Je n'étais pas à l'aise avec la façon dont les choses se passaient et cela m'a permis de remporter le titre mondial l'année dernière. À partir de là, nous n'avons plus un seul objectif. Si vous pouvez être champion du monde, vous pouvez aussi être champion olympique."

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Comment t'es-tu senti à l'annonce du report des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?

"C'était frustrant, mais d'un autre côté, c'était aussi d'une certaine manière un soulagement car je me suis assez grièvement blessé en janvier. Mon scaphoïde s'est disloqué et je me suis déchiré quelques ligaments à la main. Il allait me falloir au moins six mois pour me rétablir, et c'était à peu près toute la période jusqu'à Tokyo. Mais maintenant, je bénéficie d'un an de plus, je vais prendre ce temps, en tirer le meilleur parti et le considérer comme une occasion pour bien me rétablir."

En tant que coureur de BMX, que signifient les Jeux Olympiques pour toi ?

"Pour moi, cela signifie présenter notre sport sur la plus grande scène que nous ayons, et j'espère que le public remarquera alors, au fur et à mesure, ce qu'est ce sport et à quel point il peut être cool."