De Paris 2024 à LA28 : comment le Mouvement olympique protège l'avenir du sport
Le changement climatique et la dégradation de l'environnement affectent de plus en plus les conditions dans lesquelles se déroulent les événements sportifs. Chaleur extrême, évolution des conditions météorologiques ou pressions sur les écosystèmes : leurs effets sur le sport sont perceptibles au quotidien. À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, ces défis nous rappellent le lien étroit qui existe entre une nature saine et l'avenir du sport.
Ce qu'il faut retenir
- Le CIO privilégie une approche consistant à adapter les Jeux Olympiques aux besoins à long terme, aux priorités et au contexte de chaque hôte, notamment en utilisant davantage les sites existants et temporaires.
- Paris 2024 et Milano Cortina 2026 ont tous deux fait un usage intensif des sites existants et temporaires, ce qui a permis de minimiser les nouvelles constructions et d'adapter les Jeux à leurs hôtes.
- Pour LA28, aucun nouveau site permanent ne sera construit : les Jeux s’appuieront sur les infrastructures existantes de Los Angeles, dans le respect des priorités à long terme de la ville.
- Les athlètes et les organisations sportives du Mouvement olympique agissent par le biais d'initiatives telles que les prix "Action climat" du CIO ainsi que les cadres "Sports for Nature" (Le sport au service de la nature) et "Sport for Climate" (Le sport au service de l'action climatique).
- Le CIO a réduit son empreinte carbone institutionnelle de 30 % par rapport à la période de référence 2016-2019, dans le cadre de son objectif de réduction des émissions directes et indirectes de 50 % d'ici 2030.
Dans l'ensemble du Mouvement olympique, la durabilité occupe une place centrale dans l’organisation, la mise en œuvre et l’expérience du sport. Qu'il s'agisse de soutenir l'action des athlètes et des organisations sportives ou de réduire l'empreinte environnementale des Jeux Olympiques, le Comité International Olympique (CIO) s'efforce de protéger l'avenir du sport tout en contribuant à la réalisation d'objectifs climatiques et environnementaux plus larges.
Des Jeux plus durables, adaptés à leurs hôtes
Le CIO privilégie une approche consistant à adapter les Jeux Olympiques aux besoins à long terme, aux priorités et au contexte de chaque hôte, tout en réduisant leur empreinte environnementale et en maximisant les bénéfices durables pour les communautés locales.
Au cœur de cette approche figure le recours accru aux sites existants et temporaires, afin de limiter les nouvelles constructions et de garantir une meilleure adéquation des Jeux aux réalités locales.
À Paris 2024, la durabilité était au cœur de la vision, de la planification et de la livraison des Jeux. Quatre-vingt-quinze pour cent des sites étaient existants ou temporaires. Le seul nouveau site de compétition, le centre aquatique, a été construit pour répondre aux besoins locaux à long terme en Seine-Saint-Denis, tandis que le village olympique a été transformé en un nouvel éco-quartier permanent, fournissant des logements, des services et des espaces verts aux communautés locales de Seine-Saint-Denis.
Ces choix, ainsi que les décisions prises en matière de planification et d'exploitation des sites, de l'énergie, des transports, de l'alimentation et de l'utilisation des ressources, ont permis à Paris 2024 de réduire de plus de moitié ses émissions de carbone par rapport à la moyenne de Londres 2012 et de Rio 2016.
Le même principe a guidé Milano Cortina 2026, où les Jeux se sont adaptés au contexte du nord de l'Italie. Quatre-vingt-cinq pour cent des sites de compétition étaient existants ou temporaires, notamment ceux bien établis de Bormio, Val di Fiemme et Anterselva.
Pour les prochains Jeux, LA28 pousse cette approche encore plus loin. Aucun nouveau site permanent n'étant construit pour l'événement, Los Angeles utilisera les sites sportifs et lieux de divertissement de classe mondiale existants, tandis que les infrastructures temporaires seront réutilisées en priorité.
LA28 répond également aux priorités locales par le biais de son programme "Resilient by Nature", qui comprend le "Resilience Champions Fund", lequel soutient des projets communautaires axés sur la résilience face aux incendies de forêt, la restauration de la nature, la protection des océans et les solutions de rafraîchissement de l'air.
Soutenir l'action au sein du Mouvement olympique
Au-delà des Jeux, le CIO travaille avec les athlètes, les Comités Nationaux Olympiques (CNO), les Fédérations Internationales (FI) et d'autres organisations sportives pour soutenir des actions de développement durable dans l'ensemble du Mouvement olympique.
Il s'agit d'initiatives axées à la fois sur le climat et la nature. Le cadre "Sports for Climate Action" (Le sport au service de l'action climatique) aide les organisations sportives à réduire leurs émissions et à renforcer leur résilience climatique, tandis que le cadre "Sports for Nature" (Le sport au service de la nature) les aide à comprendre leur relation avec la nature et à prendre des mesures pour la protéger et la restaurer.
Les Prix "Action climat" du CIO récompensent pour leur part des athlètes, des CNO et des FI qui réduisent leurs émissions et contribuent à rendre le sport plus durable. L'édition 2025 a mis à l’honneur des initiatives axées sur la mobilité durable, les énergies renouvelables, la sensibilisation à la question du climat, la plantation d'arbres et la réduction des plastiques à usage unique.
Joindre le geste à la parole
Le CIO s'efforce également de limiter l'empreinte écologique de ses propres activités. Entre 2021 et 2024, il a réduit son empreinte carbone institutionnelle de 30 % par rapport à son niveau de référence 2016-2019, et s'est engagé à réduire ses émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre de 50 % d'ici à 2030, conformément à l'Accord de Paris sur le changement climatique.
Ses efforts visant à améliorer de manière systématique et continue ses performances en matière de durabilité lors de ses événements institutionnels lui ont permis d'obtenir une nouvelle certification ISO 20121 pour les systèmes de management responsable appliqués à l'activité événementielle.
Cet engagement se reflète aussi dans la Maison Olympique, le siège du CIO à Lausanne, qui a obtenu la certification LEED Platine pour sa construction et a ensuite reçu le même niveau de certification le plus élevé pour ses opérations et sa maintenance.
De l'organisation des Jeux au fonctionnement du CIO, le Mouvement olympique prend des mesures en faveur d'un avenir plus durable pour le sport.