Commémoration de Grenoble 1968

Les Jeux Olympiques d'hiver de Grenoble 1968 sont encore présents dans les esprits et le quotidien des Grenoblois, et font l'objet de commémorations, d'œuvres d'art et de multiples projets.

Cérémonie d'ouverture des premiers Jeux Olympiques d'hiver du sport scolaire de l'ISF à l'occasion du 50e anniversaire des Jeux de Grenoble 1968 au Palais des Sports (ancien Stade olympique de glace) ; 5 févr. 2018.
© 2018 / Aurélie Lemouzy / IOC - Cérémonie d'ouverture des premiers Jeux Olympiques d'hiver du sport scolaire de l'ISF à l'occasion du 50e anniversaire des Jeux de Grenoble 1968 au Palais des Sports (ancien Stade olympique de glace) ; 5 févr. 2018.

La ville compte près de 150 sculptures en plein air. La majorité d'entre elles ont été spécialement créées pour le tout premier Symposium de sculpture en France à l'été 1967 et pour les Jeux Olympiques d'hiver l'année suivante. La plupart sont aujourd'hui exposées au Village olympique et dans le parc Paul Mistral. Sculptées dans du marbre de Carrare, du béton et du calcaire, ces œuvres ont été façonnées par les mains expertes de célèbres sculpteurs tels que Ervin Patkaï, Yasuo Mizui, Gregor Apostu et Gigi Guadagnucci.

Se fondant parfaitement dans leur environnement, elles font partie intégrante du patrimoine artistique de la ville et sont particulièrement appréciées des Grenoblois. On retrouve aujourd'hui nombre d'entre elles en bordure de trois sentiers pédestres créés en 2018 en célébration du 50ᵉ anniversaire des Jeux Olympiques d'hiver.

Ces œuvres et les autres commémorations ont permis d'entretenir la flamme de Grenoble 1968 de la part des habitants. Pour le 40ᵉ anniversaire en 2008, l'exposition « 1968–2008, panorama Olympique » commémorait notamment le téléphérique reliant le centre-ville à la forteresse de la Bastille, située dans les hauteurs de l'agglomération. Ayant pour thèmes les J.O., les symboles olympiques et l'innovation, l'exposition comprenait un musée rendant hommage à l'esprit de Grenoble 1968 et à sa mascotte Schuss. Avec ses allures de skieur en forme de zigzag aux couleurs du drapeau français, Schuss décorait les cabines de téléphérique et pouvait se retrouver sous la forme de deux grandes statues en acier servant de panneaux d'information à l'extérieur de la station de téléphérique. Ce même anniversaire a aussi été marqué par la sortie du livre commémoratif Les Neiges de Grenoble.

Cinq ans plus tard, le « tramway sur les traces des J.O. » suivait un tracé historique composé de huit arrêts de tram de la ville. Il prenait son départ à la gare olympique et arrivait à son terminus au Village olympique. Le but de cet itinéraire était de (re)découvrir le patrimoine olympique de la ville, d'encourager les visiteurs à mieux connaître Grenoble et de revivre les Jeux Olympiques de Grenoble 1968.

En 2018, les célébrations du 50ᵉ anniversaire des J.O. se sont déroulées sur six mois avec un nombre impressionnant d'événements, dont un relais de la flamme à travers les rues de Grenoble, un gala de patinage artistique, différentes expositions et un festival multisports. La station de ski de Chamrousse, qui a accueilli le tournoi masculin de ski alpin, a quant à elle accueilli des spectacles de son et lumière sur l'histoire du ski, ainsi que des compétitions de ski, des descentes aux flambeaux et des concerts.

Pour ce même anniversaire, le Musée dauphinois de Grenoble a publié un livre intitulé Les Jeux Olympiques qui ont changé l’Isère et mis sur pied une exposition du même nom qui a connu un franc succès. En plus d'un retour sur l'histoire des Jeux Olympiques, cette exposition retraçait l'histoire de Grenoble 1968 à travers de vidéos, d'affiches, d'objets souvenirs et de panneaux d'information. Elle s'intéressait également à l'impact des Jeux Olympiques d'hiver sur leur ville hôte et sa région.

En outre, les célébrations de 2018 ont été l'occasion pour la France d'accueillir son tout premier Festival olympique au Palais des Sports de Grenoble. Cet événement sur 15 jours s'est déroulé en parallèle des Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang 2018 et a attiré 20 000 personnes. Le public a eu la chance de pouvoir rencontrer des champions olympiques actuels et à la retraite, et de s'essayer à différents sports sur glace sur une patinoire spécialement montée pour l'occasion au Palais des Sports. Le site a également accueilli différents concerts et soirées DJ sets. De plus, des photos des stars de Grenoble 1968 telles que Jean-Claude Killy, Toini Gustafsson et Jiří Raška étaient exposées dans les différents sites de l'agglomération.

Enfin, ce cinquantenaire a été marqué par l'organisation des tout premiers Jeux Olympiques d'hiver du sport scolaire de l'ISF en 2018 pendant lesquels 500 jeunes athlètes de 19 pays se sont affrontés dans huit sports d'hiver. Les épreuves ont été retransmises en direct sur l'Olympic Channel, la chaîne du CIO. Des élèves et enseignants de 136 écoles locales ont prêté main-forte à l'organisation de ce festival sur les thèmes de l'Olympisme, de l'éducation et du sport scolaire qui a eu la chance d'avoir Martin Fourcade, le multiple champion olympique de biathlon, comme ambassadeur.

Le Conservatoire Observatoire Laboratoire des Jeux Olympiques de Grenoble (COLJOG) a pour vocation de préserver l'esprit des Xᵉ Jeux Olympiques d'hiver dans la ville. Fondé en 2002 par un groupe de Grenoblois passionnés d'Olympisme et de sport en général, il joue un rôle central dans les célébrations des différents anniversaires et se sert du patrimoine matériel des Jeux Olympiques d'hiver pour promouvoir le tourisme dans la région. Il a ainsi participé à l'amélioration de l'éclairage urbain, à la création de sentiers pédestres et de voies vertes et à l'installation de panneaux d'information munis de codes QR pour permettre aux touristes d'accéder à du contenu sur l'histoire olympique de Grenoble et sa transformation.