Au-delà des frontières : des jeunes réfugiés de l'Ouganda en route pour Dakar 2026

À 200 jours des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d'été de Dakar 2026, ioc.org se penche sur la manière dont le sport abolit les frontières et favorise l'inclusion en Afrique. Grâce à son programme communautaire et à l'équipe olympique de réfugiés pour Dakar 2026, le Comité International Olympique (CIO), avec l'Olympic Refuge Foundation (ORF), vient en aide aux communautés de réfugiés et ouvre des perspectives durables aux jeunes.

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© AVSI

Ce qu'il faut retenir

  • 34 jeunes réfugiés bénéficient du soutien de la Solidarité Olympique, dans l'espoir d'intégrer la toute première équipe olympique de jeunes réfugiés pour les JOJ de Dakar 2026.
  • 12 d'entre eux ont participé à un programme en Ouganda soutenu par l'Olympic Refuge Foundation, lequel met le sport au service de la santé mentale, du bien-être et de l'inclusion sociale des jeunes déplacés.
  • Otim Ambrose, jeune leader du CIO et participant au programme "Game Connect", s'engage aujourd'hui auprès des jeunes vulnérables de Kampala, et utilise le sport pour promouvoir des modes de vie plus sains, l'inclusion sociale et l'égalité des genres.

De jeunes athlètes en quête d'un rêve olympique

Dès l'annonce de la création d'une équipe olympique de jeunes réfugiés pour Dakar 2026, l'Olympic Refuge Foundation (ORF) s'est mise en quête de jeunes athlètes susceptibles de représenter cette équipe, en s'appuyant sur son programme "Game Connect" déployé en Ouganda.

Au total, 34 jeunes athlètes ont été sélectionnés pour bénéficier du soutien de la Solidarité Olympique, avec pour objectif d'intégrer l'équipe qui participera aux JOJ de Dakar 2026. Parmi eux figurent 12 réfugiés de l'Ouganda, dont Emmanuel, 16 ans, qui participe à "Game Connect" depuis 2025, et Aline, 15 ans, établie en Ouganda depuis 2013 et entrée dans le programme l'année dernière, tous deux contraints de fuir la République démocratique du Congo.

"Quand j'ai appris ma sélection, j'ai ressenti une joie immense", a confié Emmanuel, spécialiste du 100 mètres. "J'y vois une opportunité pour moi, mais aussi une chance de rendre ma famille et ma communauté fières." Les yeux rivés sur les JOJ de Dakar 2026 et le rêve de devenir footballeur professionnel, il aspire à devenir une source d'inspiration pour d'autres jeunes issus du même parcours que le sien.

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Aline, elle, s'est d'abord prise de passion pour le football avant de révéler un talent inattendu pour le 200 mètres. "J'ai été très heureuse d'être choisie", explique-t-elle en souriant. "Je me suis sentie enthousiaste à l'idée de participer à la compétition, de me faire de nouveaux amis venus des quatre coins du monde et de montrer de quoi je suis capable."

Après des années de pratique informelle dans son village, c'est désormais dans un cadre structuré, grâce à "Game Connect", qu'elle affine sa discipline sportive : une chance qu'elle saisit avec détermination.

À terme, Aline aspire à devenir entraîneure professionnelle pour aider d'autres jeunes, en particulier ceux qui ont été privés d'opportunités dans leur enfance. Lorsqu'on lui demande de résumer sa vie en quelques mots, elle répond avec assurance : "Toujours aller de l'avant."

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Ces 12 athlètes ont été retenus à l'issue d'une série de sélections organisées en Ouganda dans les camps de réfugiés d'Adjumani, de Kyangwali et de Rwamwanja, ainsi qu'à Kampala. La composition définitive de l'équipe olympique des jeunes réfugiés sera arrêtée dans le courant de l'année, en vue des JOJ de Dakar 2026 (du 31 octobre au 13 novembre), par la commission exécutive du CIO.

Les athlètes établis en Ouganda bénéficient du soutien de l'Olympic Refuge Foundation, en partenariat avec World Athletics, le Comité Olympique Ougandais, Uganda Athletics et Game Connect.

De "Game Connect" à l'engagement communautaire : Otim Ambrose au service de la jeunesse ougandaise

Le programme "Game Connect" ne se contente pas d'ouvrir des portes aux jeunes : il insuffle une dynamique qui se prolonge bien au-delà de l'aire de compétition. Otim Ambrose, jeune leader du CIO, originaire de l'Ouganda en est la parfaite illustration. Il s'est en effet engagé à utiliser le sport pour créer des opportunités pour les jeunes des communautés vulnérables.

Otim Ambrose a participé au programme "Game Connect". Il en garde une conviction chevillée au corps : le sport est un levier d'émancipation. Cette expérience continue d'orienter son engagement au quotidien.

Son initiative "Play Pure", soutenue par le programme des jeunes leaders du CIO, propose des activités de football, de netball et d'autres sports collectifs pour promouvoir des modes de vie plus sains et l'inclusion sociale auprès des enfants et des jeunes âgés de 6 à 25 ans vivant dans des communautés vulnérables. Le projet leur offre des espaces sûrs et vise à les prémunir contre les comportements à risque.

"Le sport a changé ma vie. Il m'a donné un cap. Je veux aider les jeunes de ma communauté à choisir une autre voie, fondée sur le fair-play et l'espoir en l'avenir", précise Otim Ambrose.

Opeje, l'une des participantes, témoigne : "Avant de rejoindre "Play Pure", je manquais de repères et me laissais facilement entraîner vers des comportements à risque, comme la consommation de drogues dans ma communauté. Ces séances m'ont appris la discipline, le respect et le travail d'équipe, et m'ont aidée à faire de meilleurs choix. Je me sens aujourd'hui plus concentrée, plus sûre de moi et plus confiante en mon avenir."

À propos du programme "Game Connect"

L'Ouganda accueille près de deux millions de réfugiés – la plus grande population de réfugiés d'Afrique – et, depuis 2020, le programme "Game Connect" de l'ORF.

Par le biais d'activités sportives, "Game Connect" aide les jeunes déplacés âgés de 15 à 24 ans à acquérir des compétences de vie, à tisser des liens sociaux et à accéder à des espaces sûrs et bienveillants, dans le but d'améliorer leur santé mentale et leur bien-être général. À ce jour, plus de 28 000 jeunes ont bénéficié du programme et plus de 200 éducateurs ont été formés.

L’impact du programme se mesure aussi bien chez les athlètes qui se préparent pour les JOJ de Dakar 2026 que chez les milliers de jeunes qu'il soutient et les jeunes leaders qui contribuent à façonner leurs communautés, bien au-delà de l'aire de compétition. Alors que le monde a célébré la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, leurs parcours témoignent du rôle décisif que le sport peut jouer dans la construction de sociétés plus inclusives et plus résilientes.

Olympisme365 : quand le sport transforme le monde

Pour célébrer le thème de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix 2026, "Le sport : créer des ponts, briser les barrières", le CIO a mis en avant des programmes à fort impact à travers l'Afrique, dans le cadre de sa stratégie "Olympisme365", en amont des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026.

Olympisme365 tire parti du pouvoir du sport pour favoriser le développement durable, 365 jours par an, en soutenant des initiatives qui œuvrent pour des communautés plus inclusives, plus équitables et pacifiques à travers le monde.

  • Depuis 2022, ces initiatives ont rassemblé plus de 50 millions de personnes, dont 99 000 entraîneurs, enseignants et professionnels de santé, ainsi que 42 000 organisations. 
  • Rien qu'en Afrique, plus de 640 000 jeunes ont pris part aux programmes proposés, aux côtés de plus de 4 000 professionnels et de 950 organisations ayant bénéficié d'un soutien au renforcement des capacités.