Aménagements des infrastructures urbaines
Autrefois seule partie de la République de Corée à ne pas être reliée au réseau ferroviaire à grande vitesse du pays, la région de montagne d'Alpensia et la région côtière de Gangneung sont désormais reliées à Séoul par une ligne de 113,7 km desservie par des trains roulant à 300 km/h. Maillon clé de l'infrastructure de transport de PyeongChang 2018, cette liaison a permis de ramener le temps de trajet entre cette province et la capitale à une heure seulement. Cette ligne est également performante en matière d’efficacité énergétique avec une empreinte carbone de ses trains huit fois moins importante que celle de leurs homologues équipés de moteur diesel.
De nouvelles routes ont également permis d'améliorer les liaisons de transport régionales. La voie rapide de 22 km entre Seongnam et Anyang réduit le temps de trajet entre l'aéroport international Incheon de Séoul et PyeongChang et Gangneung à 1 heure et 15 minutes, soit 40 minutes de moins qu'auparavant. Également construite pour les Jeux, le prolongement de 72 km de la voie rapide entre Séoul et la ville littorale isolée de Yangyang, dans la province du Gangwon, a permis de réduire le temps de trajet de 40 minutes pour le ramener à 90 minutes. Dans la province du Gangwon, 16 autres routes ont été élargies ou construites, ce qui a permis de réduire les embouteillages et de faciliter l'accès à la région pour les entreprises comme pour les touristes.
Le parc immobilier de Gangwon a été dopé par la construction des 4 000 appartements qui ont accueilli les athlètes et les médias dans les villages olympiques de PyeongChang et de Gangneung. Tous ces logements ont ensuite été vendus après les Jeux, comme prévu, et sont occupés par des particuliers.
En 2019, un plan sur deux décennies a été élaboré en vue de l’aménagement urbain d'une zone de 27 km² couvrant certaines parties de PyeongChang et d'autres villes de la province du Gangwon. Décomposé en une quarantaine de projets, ce plan vise à favoriser le développement économique et le positionnement de la région en tant que destination touristique majeure et pôle de sports d'hiver. Selon les estimations, le plan pourrait apporter 10 500 milliards de KWN (7 millions d'EUR) au produit régional brut et créer 264 390 emplois d'ici à 2039.