Foire aux questions concernant la Politique du CIO sur la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique et principes directeurs pour les Fédérations Internationales et autres instances dirigeantes sportives

Mise à jour le 22 mai 2026, modifications indiquées par *

À la suite de la publication de la Politique du CIO sur la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique et des principes directeurs pour les Fédérations Internationales et autres instances dirigeantes sportives, les médias et le public ont posé au CIO un certain nombre de questions. Cette foire aux questions (FAQ) fournit les réponses aux questions les plus fréquemment posées.

FAQ

    • La nouvelle politique du CIO garantit que la participation à la catégorie féminine lors des événements organisés par le CIO, y compris les Jeux Olympiques, est réservée aux personnes de sexe biologique féminin. 

    • Cette politique s'applique à tous les sports – individuels et d'équipe – à compter des Jeux de LA28 et n'a pas d'effet rétroactif. 

    • L'admissibilité est déterminée scientifiquement, par un dépistage du gène SRY, généralement présent sur le chromosome Y, qui initie le développement sexuel masculin. Ce dépistage n’est réalisé qu’une seule fois au cours de la vie d’un athlète.

    • En l'absence de ce gène, le développement sexuel s’oriente vers la différenciation féminine. Par conséquent, les athlètes dont le test de dépistage du gène SRY s'avère négatif pourront concourir dans la catégorie féminine. 

    • Il n'existe que quelques exceptions, liées à des pathologies spécifiques et rares, qui permettraient aux athlètes porteurs du gène SRY de concourir dans la catégorie féminine.

    • Il a été décidé d'adopter cette nouvelle politique car l'approche précédente n'était plus en phase avec l'état actuel des connaissances scientifiques, les objectifs du CIO pour la catégorie féminine, les enseignements tirés et les commentaires formulés par les membres du Mouvement olympique.

    • Les objectifs du CIO pour la catégorie féminine sont les suivants :

    • Garantir l'équité et réduire les risques pour la sécurité (point commun à toutes les catégories).

    • Mettre en avant l’égalité, promouvoir les valeurs olympiques et célébrer les athlètes féminines sur le podium olympique.

    • Ces commentaires provenaient de l'ensemble du Mouvement olympique, notamment des Fédérations Internationales (FI) dont les disciplines font partie du programme olympique depuis longtemps, ainsi que d'athlètes du monde entier.

    • Cette politique a été adoptée par la commission exécutive du CIO le 26 mars 2026 et sera mise en œuvre pour la première fois lors des Jeux Olympiques de LA28. Cette politique n'a pas d'effet rétroactif.
    • Le CIO considère qu’une compétition est équitable lorsque tous les concurrents présentent les mêmes caractéristiques définissant une catégorie donnée, par exemple lorsqu'ils appartiennent au même groupe d’âge dans une catégorie d’âge, à la même tranche de poids dans une catégorie de poids ou au même sexe dans une catégorie fondée sur le sexe.

    • Les sports de contact, de collision et de combat comportent des risques pour la sécurité physique, quelle que soit la catégorie dans laquelle les athlètes sont classés. 

    • Les instances dirigeantes sportives ont la responsabilité de gérer les risques liés à la sécurité au moyen de diverses mesures, parmi lesquelles la séparation des athlètes selon le sexe.

    • Les athlètes transgenres ne sont pas exclus des événements organisés par le CIO, y compris les Jeux Olympiques. Comme tous les autres athlètes, ils peuvent concourir dans la catégorie qui correspond à leur sexe biologique.

    • Les athlètes transgenres qui sont de sexe biologique féminin – conformément aux critères d'admission – et qui satisfont aux critères de qualification peuvent concourir dans la catégorie féminine, à condition de ne pas avoir pris de testostérone ou d'autres androgènes.

    • Les athlètes transgenres qui sont de sexe biologique masculin et qui satisfont aux critères de qualification peuvent concourir dans la catégorie masculine.

    • En dehors des Jeux Olympiques ou d'autres événements organisés par le CIO, à l'instar de tous les athlètes qui ne se sont pas qualifiés pour les Jeux Olympiques, les athlètes transgenres peuvent participer à toutes les autres compétitions sportives qui leur sont ouvertes.

    • Les athlètes XY DSD ne sont pas exclus des événements organisés par le CIO, y compris les Jeux Olympiques. Comme tous les autres athlètes, ils peuvent concourir dans la catégorie qui correspond à leur sexe biologique. 

    • Les variations (ou différences) de développement sexuel sont une affection génétique résultant en un développement sexuel atypique. 

    • Les athlètes XY DSD naissent avec des testicules non descendus et des organes génitaux ambigus ou d'apparence féminine ; cependant, comme leur taux de testostérone se situe généralement dans la plage masculine, ces personnes suivent un développement sexuel masculin à mesure qu'elles grandissent. Il existe de rares exceptions.

    • Aucun athlète n'est exclu des événements organisés par le CIO, y compris les Jeux Olympiques, s'il remplit les critères de qualification et les conditions d’admission. 

    • Les personnes de sexe biologique féminin qui satisfont aux critères de qualification sont classées dans la catégorie féminine. Les athlètes transgenres qui sont de sexe biologique masculin et qui satisfont aux critères de qualification sont classés dans la catégorie masculine. 

    • Le CIO considère qu’une compétition est équitable lorsque tous les concurrents présentent les mêmes caractéristiques définissant une catégorie donnée, par exemple lorsqu'ils appartiennent au même groupe d’âge dans une catégorie d’âge, à la même catégorie de poids ou au même sexe dans une catégorie fondée sur le sexe.

    • La présente politique du CIO se rapporte à la protection de la catégorie féminine.
    • En principe, le CIO ne formulera pas d’objection à la participation d’un homme transgenre dans la catégorie masculine, à condition que la sécurité soit garantie de manière fiable et que l’athlète ait par ailleurs reçu l’autorisation de participer à la compétition de la part de la Fédération Internationale compétente et de l’Agence Mondiale Antidopage (AMA).
    • En synthèse, la politique traite précisément de l’admissibilité à concourir dans la catégorie féminine, laquelle est définie comme “la catégorie de compétition créée pour les athlètes de sexe biologique féminin”. La politique n’introduit pas de nouvelles règles d’admissibilité applicables à la catégorie masculine. Les athlètes qui ne sont pas admissibles dans la catégorie féminine continuent d’être rattachés aux catégories auxquelles ils sont admissibles, par exemple toute catégorie masculine et toute catégorie ouverte”, dans la mesure où elles existent.
    • Même si nous reconnaissons les différences qui existent entre des groupes d'athlètes sur certains aspects tels que l'identité de genre, le sexe légal et la manière dont ils ont été élevés, cette politique prévoit un dépistage du gène SRY pour tous les athlètes souhaitant concourir dans la catégorie féminine.

    • Les femmes transgenres et les athlètes XY DSD partagent les mêmes caractéristiques biologiques, à savoir : présence de chromosomes XY, du gène SRY, de testicules et taux de testostérone dans la plage masculine, à laquelle leur organisme est généralement réceptif. Ces caractéristiques sont à l'origine du développement sexuel masculin et confèrent un avantage en termes de performances.

    • La politique du CIO stipule ce qui suit : “Il n’existe aucune preuve que les traitements de suppression de la testostérone ou que les hormonothérapies de transition éliminent [l’]avantage.”
    • Elle précise par ailleurs : “À l’exception des athlètes ayant reçu un diagnostic de SICA ou d’autres DSD rares ne bénéficiant pas des effets anabolisants et/ou améliorant les performances de la testostérone, aucun athlète dont le test du gène SRY est positif n’est admissible à concourir dans la catégorie féminine.”
    • La politique précise clairement que : “les athlètes ayant un test SRY positif […] continuent d’être rattachés aux catégories auxquelles ils sont admissibles […] par exemple […] toute catégorie masculine […] et […]   toute catégorie ouverte […].”
    • Le gène SRY est responsable de l’initiation du développement sexuel masculin et constitue un marqueur très fiable du sexe biologique. 

    • Le dépistage du gène SRY consiste en un prélèvement biologique non invasif, effectué une seule fois au cours de la vie de l’athlète (notamment par prélèvement buccal) aux fins de déterminer la présence de ce gène.

    • Le prélèvement buccal est un moyen simple et non invasif de recueillir un échantillon biologique. La plupart d'entre nous connaissent les prélèvements buccaux pour avoir déjà passé un test COVID.

    • La découverte du gène SRY a constitué une avancée scientifique majeure. Elle a permis de comprendre ce qui conditionnait le développement sexuel masculin ou féminin. Une personne porteuse du gène SRY sera presque toujours un homme. Une personne qui en est dépourvue sera une femme.

    • Le gène SRY constitue un indicateur extrêmement fiable du sexe : dans plus de 99 % des cas, un athlète dont le dépistage est négatif sera une femme, et dans plus de 99 % des cas, un athlète dont le dépistage est positif sera un homme. Il s'agit donc d'un critère d'admission extrêmement rigoureux.

    • Le gène SRY ne détermine pas à lui seul qui peut participer aux événements du CIO. Il est utilisé à des fins de dépistage, et non pour établir un diagnostic médical. Une évaluation complémentaire devra être proposée aux athlètes dont le dépistage est positif afin de déterminer s’ils présentent un SICA ou une autre XY DSD rare excluant tout effet anabolisant de la testostérone et/ou améliorant les performances. Dans l'affirmative, ces athlètes pourront concourir dans la catégorie féminine.

    • La politique du CIO s'appuie sur des données probantes et a été élaborée sous la conduite d’experts médicaux. Aux Jeux Olympiques, les marges de performances les plus infimes peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite. Il apparaît donc clairement que la catégorie féminine doit être réservée aux personnes de sexe biologique féminin. De plus, dans certains sports, cela ne serait pas non plus compatible avec les exigences de sécurité.

    • Cette politique a été élaborée selon une approche centrée sur les athlètes qui privilégie leur dignité humaine, leur santé, leur bien-être physique et psychologique, ainsi que leur sécurité. Leur droit à la vie privée et à la confidentialité doit être respecté.

    • Oui. La politique stipule que l’admission à concourir dans la catégorie féminine doit être déterminée, en premier lieu, par un test du gène SRY et que les athlètes désireux de concourir dans la catégorie féminine lors d’événements du CIO doivent apporter en amont la preuve de leur admissibilité en présentant les résultats d’un dépistage du test du gène SRY.
  • La politique explique qu’une catégorie féminine fondée sur le sexe est nécessaire pour garantir l’équité, la sécurité et l’intégrité et qu’un test d’admissibilité doit donc être appliqué précisément à la catégorie féminine.

    • Les athlètes peuvent refuser de se soumettre au dépistage du gène SRY. Toutefois, s'ils ne prouvent pas leur admissibilité, ils ne pourront pas concourir dans la catégorie féminine lors des événements organisés par le CIO, y compris les Jeux Olympiques, à partir des Jeux de LA28.
    • D'après l’expérience des FI, le dépistage génétique visant à déterminer le sexe ne crée pas de problèmes significatifs sur le plan légal dans la pratique. Il est légal dans la plupart des pays, et les athlètes provenant de pays où cette pratique n’est pas autorisée ont légalement la possibilité de se faire dépister ailleurs.
    • Non. Les athlètes peuvent se soumettre à un dépistage dans les pays où cette pratique est autorisée. Aucun pays n'empêche ses citoyens de se faire dépister à l'étranger.

    • Les lois nationales ne s'appliquent généralement que dans leur propre pays. Lorsqu'une personne se rend dans un autre pays, ce sont les lois de ce pays qui s'appliquent.

    • Dans le cadre de ses procédures habituelles, notamment celles décrites dans le Cadre du CIO sur l'équité, l'inclusion et la non-discrimination sur la base de l'identité sexuelle et de l'intersexuation, l'administration du CIO a réalisé, entre septembre 2024 et mars 2026, un examen approfondi de son approche en ce qui concerne les critères d'admission des athlètes dans la catégorie féminine. 

    • Cet examen a notamment impliqué de consulter des responsables, des experts en éthique médicale et du sport ainsi qu'en droit international des droits humains, et les acteurs du Mouvement olympique, notamment l'ensemble des Fédérations Internationales Olympiques et des athlètes du monde entier, y compris celles et ceux susceptibles d'être impactés par une nouvelle politique.

    • Dans le cadre de cet examen, le CIO a constitué un groupe de travail composé d'experts indépendants, spécifiquement chargé d'examiner les évolutions scientifiques, médicales et juridiques réalisées depuis 2021. Les membres de ce groupe de travail provenaient des cinq continents et comptaient des spécialistes des sciences du sport, de l’endocrinologie, de la médecine spécialisée dans la transidentité, de la médecine du sport, de la santé des femmes, de l’éthique et du droit. Le groupe comprenait également les médecins-chefs des FI représentant des sports individuels et d'équipe. 

    • En novembre 2025, sur la base des enseignements tirés de cet examen, y compris ceux du groupe de travail, l'administration du CIO a été chargée de rédiger un projet de olitique sur la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique et principes directeurs pour les Fédérations Internationales et autres instances dirigeantes sportives.

    • L'administration du CIO était chargée de l'élaboration et de la rédaction de cette politique. La confidentialité a souvent constitué une condition nécessaire pour obtenir une analyse complète et l’accès à l’ensemble des informations tout au long de cet examen. Pour le moment, le CIO ne divulgue pas les noms des nombreuses personnes qui ont apporté leur point de vue et leur expertise, ni des membres du groupe de travail.
    • Après avoir examiné les données scientifiques et les évolutions dans ce domaine, le groupe de travail du CIO a conclu que les personnes de sexe biologique masculin disposent d'un avantage anatomique et physiologique sur les personnes de sexe biologique féminin dans tous les sports et toutes les disciplines qui font appel à la force, à la puissance et/ou à l'endurance.

    • Chez les hommes, les effets anabolisants et les gains de performances liés à la testostérone sont 15 à 20 fois plus importants que chez les femmes. 

    • La testostérone est le principal facteur à l'origine de l'écart de performances entre les athlètes de haut niveau masculins et féminins. 

    • Rien n’indique que la suppression de la testostérone et le traitement hormonal de confirmation du genre éliminent l'avantage global dont bénéficient les hommes chez les athlètes entraînés.

    • Les données scientifiques ne cessent de s'étoffer et comprennent des revues systématiques, des études de cohorte longitudinales et transversales, des séries de cas (tant publiées que non encore divulguées) ainsi que des analyses mécanistiques.
    • Oui, il existe un écart de résultats bien établi avant que les garçons n'entrent dans la puberté. 

    • L'écart observé pendant l'enfance est loin d'être aussi important que celui qui se creuse une fois que les garçons entrent dans la puberté, mais il reste significatif sur le plan sportif, c'est-à-dire qu'il dépasse presque toujours la marge de victoire. 

    • Il en résulte que, dans la plupart des sports et des compétitions, on trouve davantage de garçons que de filles parmi les 10 et les 100 meilleures performances. 

    • Cela vaut même lorsque les femmes sont plus nombreuses que les hommes.

    • Rien n'indique qu’une transition précoce ait une incidence sur les avantages que les garçons acquièrent avant le début de la puberté masculine.

    • Cette politique prévoit la possibilité pour une Fédération Internationale de demander une dérogation si elle peut démontrer qu'un sport ou une discipline ne repose pas sur la force, la puissance ni l'endurance ; que l’existence d’une catégorie féminine ne repose pas sur des différences sexuelles en termes d’anatomie et de physiologie ; et que l’absence de prise en compte du critère du sexe ne réduirait en rien les opportunités offertes aux athlètes féminines.

    • Dans certains sports, comme l'équitation, les athlètes ne sont pas classés par sexe.

    • Le CIO n'a pas envisagé la création d’une troisième catégorie ni d’une catégorie ouverte. Il continue de s’en tenir aux catégories existantes. 

    • Il ne faut pas confondre les catégories ouvertes avec les épreuves mixtes, dans lesquelles des athlètes masculins et féminins s'affrontent ensemble, mais dans des places réservées à chaque sexe, par exemple un relais mixte composé de deux athlètes masculins et de deux athlètes féminines. Si le ratio entre athlètes masculins et féminins est fixe, les critères d'admission applicables aux athlètes féminines doivent être respectés.

    • La politique s’applique uniquement aux Fédérations Internationales ayant une catégorie féminine.
    • Le CIO œuvrera de concert avec ses parties prenantes afin de faciliter la mise en œuvre de cette politique, en tenant compte de la situation propre à chaque instance dirigeante sportive.

    • En principe, les FI et les instances dirigeantes sportives sont chargées de veiller au respect des règles d'admission dans le respect de la politique du CIO.

    • Elles peuvent procéder elles-mêmes au dépistage des athlètes ou déléguer cette responsabilité à l'instance dirigeante sportive compétente (par exemple, la fédération sportive nationale). 

    • Le CIO conserve le pouvoir de contrôle afin de garantir le respect des règles, et il incombe aux CNO de veiller à ce que les athlètes inscrits aux événements organisés par le CIO, y compris les Jeux Olympiques, répondent aux critères d'admission du CIO.

    • En principe, les instances dirigeantes sportives privées sont libres de fixer, comme elles l'entendent, les règles d'admission pour les compétitions qu'elles organisent.

    • Ces règles doivent poursuivre des objectifs légitimes, en l'occurrence la protection de la catégorie féminine et une compétition équitable et sûre, et devraient être nécessaires et proportionnées au regard de l'intérêt en jeu.

    • Oui. Comme indiqué dans la politique du CIO, les Fédérations Internationales et les instances dirigeantes sportives devront établir elles-mêmes, selon le cas, les modalités de leurs programmes respectifs.
    • Comme indiqué dans les principes directeurs de la politique, les Fédérations Internationales et les instances dirigeantes sportives devront adopter une approche centrée sur les athlètes, qui encourage la réalisation d’un test de détermination du sexe biologique dans les premières années de la carrière des athlètes (par ex. au moment de sa participation à une compétition internationale sous la juridiction de la FI compétente et, dans tous les cas, avant d’entamer un processus de qualification pour un Événement du CIO), de sorte que les athlètes et leur entourage puissent prendre des décisions éclairées avant d’investir des efforts dans les compétitions relevant de la catégorie féminine.
    • Les athlètes originaires des quelques pays où cette pratique est interdite, comme la Norvège et la France, ont légalement la possibilité de se faire dépister ailleurs.
    • Les mineurs qui souhaitent concourir au plus haut niveau peuvent décider de demander une preuve de leur admissibilité au début de leur carrière sportive afin de s'assurer de la catégorie à laquelle ils appartiennent pour le reste de leur carrière.

    • Lorsque le dépistage est légal, la plupart des pays exigent des parents ou des représentants légaux qu'ils donnent leur consentement pour le dépistage médical des mineurs.

    • Pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse, le dépistage sera obligatoire à partir de 2030.

    • Nous nous garderons de spéculer sur des situations purement hypothétiques.
    • Le CIO appliquera pour la première fois cette politique à l'occasion des Jeux Olympiques de LA28. Elle fera partie des critères d'admission auxquels les athlètes doivent répondre lorsque leur CNO les inscrit aux Jeux.
    • Cette politique n'est pas rétroactive. Elle ne s'appliquera qu'à partir de LA28.
    • Tous les athlètes – hommes et femmes – qui ont pris part au tournoi de boxe des Jeux Olympiques de Paris 2024 se sont conformés aux règles d'admission et de participation ainsi qu’à toutes les règles médicales applicables à l'époque.

    • Il n'y aura pas de modification rétroactive des critères d'admission. 

    • L'approche du CIO en matière d'admission, dans la catégorie féminine notamment, a subi plusieurs modifications depuis 2000, afin de tenir compte des dernières connaissances et évolutions scientifiques en date, ainsi que des intérêts du Mouvement olympique et de ses composantes.

    • Dans des cas extrêmement rares, un(e) athlète testé(e) positif(ve) au gène SRY peut être atteint(e) du syndrome d'insensibilité complète aux androgènes (SICA) ou d'une autre maladie rare qui empêche un développement sexuel masculin typique. 

    • Le dépistage du gène SRY permet uniquement de déterminer la présence ou l’absence de ce gène. Il ne constitue pas un test visant à établir un diagnostic médical. En cas de résultat positif, l’athlète peut choisir de se soumettre à des examens complémentaires afin de déterminer s'il(elle) présente une telle pathologie. Toute possibilité d’évaluation ultérieure doit inclure un accompagnement approprié ainsi qu’un processus de consentement éclairé à chacune des étapes.

    • Il appartient toujours à l'athlète de décider, après en avoir été dûment informé(e), s'il(elle) souhaite se soumettre à un examen plus poussé, notamment un dépistage génétique et un bilan hormonal.

    • Le CIO reverse ses revenus à l'ensemble du Mouvement olympique partout dans le monde afin de permettre aux instances dirigeantes sportives d'aider leurs athlètes à se préparer pour les Jeux Olympiques. 

    • Nous organiserons plusieurs séminaires afin de travailler, de concert avec les instances dirigeantes sportives concernées, à la mise en œuvre de cette politique. Des bonnes pratiques seront partagées à cette occasion, notamment la manière de financer le dépistage.

    • Les athlètes qui participent à des compétitions internationales se rendent souvent à l'étranger. Le dépistage du gène SRY ne nécessite pas un système de santé particulier. Si les conditions en vigueur dans le pays l'exigent, les instances dirigeantes sportives devraient faciliter la réalisation d’un examen par des spécialistes à l’étranger pour les athlètes dont le dépistage du gène SRY est positif et qui souhaitent savoir s'ils peuvent bénéficier d'une dérogation.dfd
    • Il n'est pas prévu de créer une nouvelle organisation pour mener à bien cette tâche. Conformément à la Charte olympique, il appartient aux instances dirigeantes sportives existantes de s'acquitter de cette mission. 

    • Le CIO œuvrera de concert avec ses parties prenantes afin de faciliter la mise en œuvre de cette politique, en tenant compte de la situation de chaque instance dirigeante sportive.

    • Cette politique s'applique uniquement aux événements organisés par le CIO, notamment aux Jeux Olympiques. Elle ne s'applique pas aux programmes sportifs amateurs ni de loisirs.
    • Cette politique a été élaborée selon une approche centrée sur les athlètes qui privilégie leur dignité humaine, leur santé, leur bien-être physique et psychologique, ainsi que leur sécurité. Leur droit à la vie privée et à la confidentialité doit être respecté. 

    • Les FI et les CNO devront former les athlètes et les membres de leur entourage, en mettant plus particulièrement l'accent sur la responsabilité qui incombe aux entraîneurs, aux managers et aux membres de l’entourage de soutenir l'autonomie, le respect de la vie privée et le bien-être de l’athlète et de s’abstenir de partager des informations par des moyens autres que ceux autorisés. 

    • Ils devront garantir l'accès à un accompagnement en matière de santé mentale et de protection, fournir en amont des conseils clairs sur le dépistage du gène SRY et, le cas échéant, l'intégrer aux bilans de santé effectués régulièrement au cours de la carrière sportive des athlètes. 

    • Ils devront également instaurer des mécanismes sûrs et accessibles permettant d’obtenir des informations, d’exprimer ses préoccupations et de signaler des actes inappropriés, assortis de mesures de protection spécifiques pour les personnes mineures. 

    • Ces initiatives en matière d’éducation et ces conseils devront garantir que tous les athlètes ont leur place dans le sport en fonction de leur âge, de leur sexe et de leur niveau, et que les critères d’admission fondés sur le sexe biologique (y compris le dépistage du gène SRY) sont dénués de toute forme de jugement et ne viennent pas remettre en question le sexe légal ou l’identité de genre de l’athlète.

    • Les aspects tels que les protocoles de dépistage, les chaînes de contrôle, les processus de vérification et les dispositifs de protection des athlètes – notamment les considérations relatives à la confidentialité et l’accès à un accompagnement adapté – seront définis par chaque FI.
    • Le CIO continue de se mobiliser auprès des FI pour préconiser l’adoption d’une approche uniforme centrée sur les athlètes, tout en reconnaissant la nécessité d’une mise en œuvre propre à chaque sport.

Veuillez trouver la version anglaise de la FAQ ici et la version espagnole ici.

NB : La présente version française est une traduction de l’original anglais, lequel prévaut en cas de divergence.